La carte de Giuseppe Garibaldi
Pane carasau, le pain des bergers de Sardaigne
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Il pane (pain de garde sarde, dit "carta da musica")

Pane carasau, le pain des bergers de Sardaigne

ConservationÉvocation🧂difficile2 h
Il pane (pain de garde sarde, dit "carta da musica")

Pane carasau, le pain des bergers de Sardaigne

Pourquoi ce plat ? Garibaldi finit sa vie sur l'île de Caprera, au large de la Sardaigne, où il mourut en 1882. Le pane carasau, ce pain plat et craquant cuit deux fois pour se conserver des mois, est le pain des bergers et des marins sardes — parfait pour un homme partagé entre la terre, la mer et de longues campagnes.

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Il pane (pain de garde sarde, dit "carta da musica")

Une feuille de pain très fine, cuite deux fois jusqu'à devenir cassante et dorée. Légère, salée, elle se garde des mois sans rancir : le pain de voyage de la Sardaigne.

Tiens, casse-en un morceau — écoute comme il chante sous les doigts, on l'appelle ici la carta da musica, le papier à musique ! Les bergers le cuisent deux fois pour qu'il dure des mois dans la besace, et le marin l'emporte sans crainte qu'il moisisse. Un filet de mon huile, une pincée de sel, et voilà de quoi tenir une journée de labeur. Sur mon île, c'est ce pain-là qui accompagne chacun de mes repas : sobre et fidèle, comme il sied à un vieux soldat.
Giuseppe Garibaldi
Ingrédients
  • Farine de blé dur (semoule fine)plusieurs poignées (base)
  • Eauau besoin (pâte)
  • Levainun peu (fermentation)
  • Selune pincée (goût et conservation)
Comment on faisait : Le pane carasau remonte à la Sardaigne antique : sa double cuisson le déshydrate totalement, ce qui lui permet de se conserver des mois sans moisir. C'était le pain des bergers transhumants partis longtemps loin du village, et celui qu'on embarquait sur les bateaux.

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