La carte de Gregor Mendel
Hrachová polévka — soupe de pois jaunes au carvi
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Polévka (la soupe d'ouverture, socle du repas quotidien morave)

Hrachová polévka — soupe de pois jaunes au carvi

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile1 h (hors trempage)
Polévka (la soupe d'ouverture, socle du repas quotidien morave)

Hrachová polévka — soupe de pois jaunes au carvi

Pourquoi ce plat ? Le pois (Pisum sativum) fut le compagnon de toute la vie scientifique de Mendel : entre 1856 et 1863, il en cultiva des dizaines de milliers dans le jardin du monastère Saint-Thomas pour percer les lois de l'hérédité. Mais avant d'être objet d'étude, le pois était d'abord aliment : séché, il nourrissait la communauté tout l'hiver dans une soupe épaisse et économe, exactement le genre de plat sobre qui faisait l'ordinaire du moine.

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Polévka (la soupe d'ouverture, socle du repas quotidien morave)

Une soupe veloutée de pois cassés jaunes, liée par un peu de saindoux, relevée d'ail, de marjolaine et surtout de carvi, et couronnée de petits croûtons de pain rissolés. Réconfortante, dorée, profondément nourrissante : le plat des jours gris de Moravie.

Permettez qu'un vieux moine vous mène à sa table. Voyez ce pois : je l'ai observé des années durant au jardin, comptant ses fleurs et ses gousses comme on lit un livre patient — mais avant d'instruire mon esprit, il a nourri mon corps. Séché et mis à tremper la veille, on le laisse fondre doucement sur le feu jusqu'à ce qu'il se défasse en une crème dorée ; un soupçon de saindoux, l'ail, et cette graine de carvi sans laquelle nul Morave ne saurait digérer l'hiver. Mangez-en lentement : la nature ne livre ses secrets, ni au savant ni au gourmand, qu'à celui qui sait attendre.
Gregor Mendel
Ingrédients
  • Pois cassés jaunes (du jardin, séchés)une bonne écuelle (base de la soupe)
  • Saindoux ou lard fuméun morceau (matière grasse et fumé)
  • Oignon1 (aromate)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Graines de carviune pincée généreuse (épice signature)
  • Marjolaine séchéeune pincée (herbe)
  • Pain rassisquelques tranches (croûtons)
Comment on faisait : Dans les communautés monastiques et les fermes moraves du XIXe siècle, la légumineuse séchée était la réserve protéique de l'hiver, cuite des heures sur le poêle à bois. La viande n'y entrait qu'en maigre quantité, sous forme de lard fumé conservé. On liait la soupe au pain plutôt qu'à la crème, et le carvi y était aussi systématique que le sel.

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