La carte de Gregor Mendel
Vepřo-knedlo-zelo — rôti de porc au carvi, knedlíky et chou aigre
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Hlavní jídlo (plat principal des jours de fête, autour des knedlíky)

Vepřo-knedlo-zelo — rôti de porc au carvi, knedlíky et chou aigre

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Hlavní jídlo (plat principal des jours de fête, autour des knedlíky)

Vepřo-knedlo-zelo — rôti de porc au carvi, knedlíky et chou aigre

Pourquoi ce plat ? Les jours de fête liturgique, la table sobre du monastère Saint-Thomas s'enrichissait de viande. Mendel, devenu abbé en 1868, présidait ces repas de communauté ; ses contemporains le décrivaient de bon appétit, ayant pris du poids avec l'âge. Ce trio rôti-quenelle-chou est le plat dominical par excellence de la Moravie, celui qui réunit les frères autour d'une même grande platée.

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Hlavní jídlo (plat principal des jours de fête, autour des knedlíky)

Le plat-totem de la Bohême-Moravie : une épaule de porc rôtie longuement, frottée d'ail et de carvi, servie avec des knedlíky moelleux (quenelles de pain cuites à la vapeur, tranchées) qui boivent le jus, et un chou braisé légèrement aigre, fermenté, qui tranche la richesse de la viande.

Aux grandes fêtes, quand la cloche appelait les frères au réfectoire, c'est ce plat que l'on portait fumant sur la longue table. J'aimais frotter le porc d'ail et de carvi la veille, pour que la chair s'en imprègne toute la nuit comme un champ qui s'abreuve de pluie. Le knedlík, voyez-vous, n'est point un luxe mais une sagesse : il recueille le jus que l'assiette laisserait perdre. Et le chou suri, un peu acide, vient réveiller le palais lassé de gras — chaque mets corrige l'autre, ainsi que les caractères se compensent d'une génération à la suivante.
Gregor Mendel
Ingrédients
  • Épaule de porcune belle pièce (viande du rôti)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Graines de carvigénéreusement (épice signature)
  • Saindouxselon besoin (matière grasse)
  • Chou fermenté (zelí)un grand bol (accompagnement aigre)
  • Farine de fromentde quoi pétrir (pâte à knedlíky)
  • Pain rassisquelques tranches (garniture des knedlíky)
  • Levain ou levureun peu (levée de la pâte)
  • Lait, œufce qu'il faut (liant de la pâte)
Comment on faisait : Le knedlík cuit à l'eau ou à la vapeur remonte aux cuisines paysannes d'Europe centrale ; il permettait d'étirer une viande rare en absorbant la sauce. Le chou, mis à fermenter en grandes jarres à l'automne, fournissait la vitamine et l'acidité de tout l'hiver. Ce trio, codifié au XIXe siècle, est devenu l'emblème national tchèque et morave.

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