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En-cas de l'archer : pain bis, fromage dur et pomme
Pourquoi ce plat ? Que reste-t-il de plus parlant pour Guillaume Tell que la pomme ? Le casse-croûte du chasseur — pain noir, fromage dur d'alpage et une pomme du verger — est ce qu'il glissait dans sa besace pour les longues marches en montagne.
Pas une cuisson, mais l'assemblage emblématique du montagnard nomade : une tranche de pain bis dense, un morceau de fromage dur qui ne craint ni le froid ni le sac, et une pomme croquante. La trilogie qui tient au corps loin de toute âtre.
Quand je pars pour les hauteurs, point besoin de grand attirail : un quignon de pain bis, un éclat de fromage dur de l'alpage, et une pomme bien rouge dans la besace. Le fromage ne pourrit pas, il durcit seulement, et plus il est vieux, meilleur il chante sous la dent. La pomme, ah, la pomme — j'en connais un bout, l'ami, et celle-là, je préfère de loin la croquer que de la voir sur une tête. Voilà le repas d'un homme qui marche libre, sans table ni maître.
- •Pain bis (seigle et froment) — une grosse tranche (féculent de marche)
- •Fromage dur d'alpage — un morceau (protéine et signature)
- •Pomme du verger — une (fraîcheur et acidité)
En-cas de l'archer : pain bis, fromage dur et pomme
Pas une cuisson, mais l'assemblage emblématique du montagnard nomade : une tranche de pain bis dense, un morceau de fromage dur qui ne craint ni le froid ni le sac, et une pomme croquante. La trilogie qui tient au corps loin de toute âtre.
Pourquoi ce plat ? Que reste-t-il de plus parlant pour Guillaume Tell que la pomme ? Le casse-croûte du chasseur — pain noir, fromage dur d'alpage et une pomme du verger — est ce qu'il glissait dans sa besace pour les longues marches en montagne.
Quand je pars pour les hauteurs, point besoin de grand attirail : un quignon de pain bis, un éclat de fromage dur de l'alpage, et une pomme bien rouge dans la besace. Le fromage ne pourrit pas, il durcit seulement, et plus il est vieux, meilleur il chante sous la dent. La pomme, ah, la pomme — j'en connais un bout, l'ami, et celle-là, je préfère de loin la croquer que de la voir sur une tête. Voilà le repas d'un homme qui marche libre, sans table ni maître.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain bis (seigle et froment) — une grosse tranche (féculent de marche)
- Fromage dur d'alpage — un morceau (protéine et signature)
- Pomme du verger — une (fraîcheur et acidité)
Ingrédients
- Pain de seigle au levain — 2 tranches épaisses (féculent de marche)
- Fromage dur type Sbrinz — 60 à 80 g (protéine et signature)
- Pomme acidulée (type Boskoop) — 1 (fraîcheur et acidité)
- Beurre (facultatif) — un peu (liant)
Préparation
- Couper le pain de seigle en tranches épaisses (les beurrer légèrement si désiré).
- Détailler le fromage dur en éclats à l'aide d'un couteau ou d'une raclette à fromage.
- Trancher la pomme en quartiers juste avant de manger pour qu'elle reste croquante.
- Assembler le tout dans un linge ou une boîte : prêt à emporter en montagne.
Comment on faisait : Le couple pain + fromage dur est l'archétype du repas portatif alpin : le fromage à pâte dure a précisément été développé pour se conserver et voyager. La pomme, fruit du verger commun en Europe bien avant 1492, ajoutait fraîcheur et vitamines aux longues courses.
Le twist contemporain : Présenté comme une « lunchbox du chasseur » — pain de seigle, copeaux de Sbrinz et pomme tranchée en éventail —, c'est le pique-nique de randonnée le plus authentiquement helvétique qui soit.
Guillaume Tell · Charactorium





