retournerTourtière du temps des fêtes
Tourtière du temps des fêtes
Pourquoi ce plat ? La tourtière est le cœur du réveillon québécois, le plat qui rassemble les familles dans la nuit de décembre. Pour une figure des lettres attachée à l'appartenance et à la mémoire, ce plat partagé dit le lien à la terre et aux siens.
Une tourte de viande hachée parfumée aux épices douces, enfermée entre deux pâtes dorées. On la prépare pour les grandes occasions et on la partage chaude, en pleine nuit d'hiver.
Décembre, chez nous, ce sont les fenêtres givrées et l'odeur de la tourtière qui monte dans toute la maison. On la prépare à l'avance, la viande mijotée avec sa pincée de cannelle et de clou, puis enfermée entre deux pâtes que l'on dore patiemment. Au réveillon, on la sort du four et on la partage encore fumante, tard dans la nuit. Il y a, dans ce plat, toute la chaleur d'une appartenance — celle qu'on ne choisit pas mais qui nous tient.
- •Porc haché (parfois mêlé de veau ou gibier) — une bonne quantité (garniture)
- •Oignon — un ou deux (aromate)
- •Pomme de terre — quelques-unes (liant et corps)
- •Cannelle, clou de girofle, muscade — pincées (épices signature)
- •Pâte brisée — deux abaisses (enveloppe)
- •Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Tourtière du temps des fêtes
Une tourte de viande hachée parfumée aux épices douces, enfermée entre deux pâtes dorées. On la prépare pour les grandes occasions et on la partage chaude, en pleine nuit d'hiver.
Pourquoi ce plat ? La tourtière est le cœur du réveillon québécois, le plat qui rassemble les familles dans la nuit de décembre. Pour une figure des lettres attachée à l'appartenance et à la mémoire, ce plat partagé dit le lien à la terre et aux siens.
Décembre, chez nous, ce sont les fenêtres givrées et l'odeur de la tourtière qui monte dans toute la maison. On la prépare à l'avance, la viande mijotée avec sa pincée de cannelle et de clou, puis enfermée entre deux pâtes que l'on dore patiemment. Au réveillon, on la sort du four et on la partage encore fumante, tard dans la nuit. Il y a, dans ce plat, toute la chaleur d'une appartenance — celle qu'on ne choisit pas mais qui nous tient.
Ingrédients (version d’époque)
- Porc haché (parfois mêlé de veau ou gibier) — une bonne quantité (garniture)
- Oignon — un ou deux (aromate)
- Pomme de terre — quelques-unes (liant et corps)
- Cannelle, clou de girofle, muscade — pincées (épices signature)
- Pâte brisée — deux abaisses (enveloppe)
- Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Porc haché (ou moitié porc, moitié bœuf) — 600 g (garniture)
- Oignon — 2, hachés (aromate)
- Pomme de terre — 2 moyennes, en petits dés (liant)
- Bouillon — 250 ml (cuisson)
- Cannelle — 1/2 c. à café (épice)
- Clou de girofle moulu — 1/4 c. à café (épice)
- Muscade — 1 pincée (épice)
- Pâte brisée — 2 abaisses (enveloppe)
- 1 jaune d'œuf — 1 (dorure)
Préparation
- Faire revenir l'oignon, ajouter la viande, le bouillon et les épices. Mijoter 30 min.
- Ajouter les pommes de terre en dés et poursuivre la cuisson jusqu'à ce qu'elles soient tendres et le mélange lié. Laisser tiédir.
- Foncer un moule d'une abaisse, garnir de la viande, couvrir de la seconde abaisse. Souder et inciser le dessus.
- Dorer au jaune d'œuf. Cuire à 200 °C environ 40 min, jusqu'à ce que la croûte soit dorée.
- Servir chaud, idéalement avec un ketchup aux fruits maison.
Comment on faisait : Plat-emblème du réveillon de Noël et du Nouvel An depuis le XIXe siècle, la tourtière varie selon les régions — celle du Lac-Saint-Jean est une tourte profonde mêlant plusieurs viandes et du gibier. Les épices douces signent l'héritage des routes commerciales coloniales. (La pomme de terre, ingrédient des Amériques, est ici parfaitement d'époque pour le Québec moderne.)
Le twist contemporain : Servie avec un ketchup aux fruits maison et une salade de chou ; on inscrit le nom des convives sur des étiquettes de papier kraft glissées sous chaque part.
Hélène Dorion · Charactorium





