La carte de Hone Heke
Kai manu (nourriture d'oiseau — gibier)

Kererū tunu (pigeon des bois rôti)

FestifReconstitution🍄 🧂moyen1 h

Pigeon des bois rôti lentement, traditionnellement piégé dans les forêts de kahikatea et conservé dans sa propre graisse (huahua). Oiseau charnu et gras quand il se nourrit de baies, sa chair riche et savoureuse était le mets le plus prestigieux de la table d'un rangatira.

Kai manu (nourriture d'oiseau — gibier)

Pigeon des bois rôti lentement, traditionnellement piégé dans les forêts de kahikatea et conservé dans sa propre graisse (huahua). Oiseau charnu et gras quand il se nourrit de baies, sa chair riche et savoureuse était le mets le plus prestigieux de la table d'un rangatira.

Le kererū — voilà le véritable kai d'un rangatira. Quand les baies du kahikatea mûrissent et que les oiseaux sont lourds de graisse, mes chasseurs montent dans la forêt avec leurs tāhū. Un bon chasseur rapporte vingt oiseaux en un jour. On les rôtit sur le feu, et la graisse coule, dorée comme l'ambre. Quand les chefs alliés viennent à mon pā, c'est le kererū que je leur offre — pas le porc des Pākehā. C'est notre kai, de notre forêt, de notre whenua. Un homme qui mange le kererū de mes terres sait qu'il est mon hôte.
Hone Heke
Ingrédients
  • Kererū (pigeon des bois)Un par convive (Gibier principal)
  • Graisse de kererū (huahua)Récupérée à la cuisson (Jus de cuisson et conservation)
Comment on faisait : Le kererū (Hemiphaga novaeseelandiae) était le gibier à plumes le plus important des Māoris. Capturé au moyen de perchoirs piégés (tāhū/mutu) ou de lacets dans les arbres fruitiers, il était particulièrement gras en automne quand il se gorgeait de baies de kahikatea, miro et tawa. Une technique de conservation consistait à le cuire puis à le sceller dans sa propre graisse fondue dans des récipients en écorce (huahua) — un confit māori. Les observateurs européens des années 1830-1840 rapportent que les chefs Ngāpuhi de la Baie des Îles offraient du kererū préservé comme cadeau diplomatique de grande valeur. Le kererū est aujourd'hui une espèce protégée en Nouvelle-Zélande et ne peut plus être chassé.
Sources : Best, Elsdon. « Forest Lore of the Maori ». Dominion Museum Bulletin, no. 14, 1942. · Orbell, Margaret. The Natural World of the Maori. Auckland: Collins, 1985. · Polack, Joel Samuel. Manners and Customs of the New Zealanders. London, 1840.

Voir aussi