La carte de Hypatie d'Alexandrie
Poisson du Nil rôti au garum, à la coriandre et au cumin
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Mets d'honneur du deipnon (plat de fête posé au centre)

Poisson du Nil rôti au garum, à la coriandre et au cumin

FestifReconstitution🍄 🫙 🧂moyen50 min
Mets d'honneur du deipnon (plat de fête posé au centre)

Poisson du Nil rôti au garum, à la coriandre et au cumin

Pourquoi ce plat ? Alexandrie, port ouvert sur la Méditerranée et le Nil, vivait du poisson : marchés, salaisons et tables y débordaient de produits de l'eau. Lors d'un repas reçu chez un notable — milieu fréquenté par Hypatie, fille du mathématicien Théon et figure respectée de la cité —, un beau poisson rôti au garum était le mets que l'on offrait pour honorer ses hôtes.

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Mets d'honneur du deipnon (plat de fête posé au centre)

Un poisson entier rôti, badigeonné d'un mélange de garum, d'huile, de vin et d'épices, parfumé à la coriandre et au cumin. Le plat de réception par excellence de l'Alexandrie antique.

Voici le mets que l'on sert quand on veut honorer celui qui partage sa table. Nos pêcheurs remontent du Nil et de la mer des poissons que le cuisinier frotte de garum — cette saumure de poisson que toute la Méditerranée chérit —, d'un peu de vin, d'huile et des graines parfumées du jardin. On le pose entier sur les braises, et l'on guette l'instant précis où la chair se détache : ni trop tôt, ni trop tard, car en cuisine comme en géométrie, tout est affaire de juste proportion. Je n'en prends, pour ma part, qu'une part modeste — mais je laisse à mes hôtes la joie du festin.
Hypatie d'Alexandrie
Ingrédients
  • Poisson entier de rivière ou de merun beau spécimen (pièce centrale)
  • Garumà discrétion (assaisonnement umami)
  • Huile d'olivegénéreuse (cuisson et liant)
  • Vin blancun peu (marinade)
  • Graines de coriandre et cuminpilées (épices)
  • Rue ou origanquelques brins (aromate)
  • Mielun trait (rondeur)
Comment on faisait : Apicius consacre tout un livre aux poissons et aux sauces au garum (liquamen). Le garum, fabriqué par fermentation de poisson et de sel, était le condiment-roi de l'Antiquité romaine ; l'Égypte en produisait et en consommait largement. Le citron, encore rare et ornemental dans l'Antiquité méditerranéenne, est ici proposé comme touche de service moderne, non d'époque.
Sources : Apicius, De re coquinaria, livre X (poissons) · Athénée de Naucratis, Les Deipnosophistes (banquets et poissons)

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