La carte de Djami
Ash (soupe épaisse — plat complet)

Ash-e jow (soupe d'orge du khanqah)

QuotidienReconstitution🧂 🌶️facile1 h 15

Soupe épaisse d'orge mondé, lentilles et herbes aromatiques, parfumée au curcuma et à la menthe séchée. C'est le plat de subsistance des couvents soufis du Khorasan : nourrissant, économique, et préparé dans un seul chaudron pour toute la communauté. La texture est dense, presque un porridge salé, et les herbes fraîches ajoutées au dernier moment apportent fraîcheur et couleur.

Ash (soupe épaisse — plat complet)

Soupe épaisse d'orge mondé, lentilles et herbes aromatiques, parfumée au curcuma et à la menthe séchée. C'est le plat de subsistance des couvents soufis du Khorasan : nourrissant, économique, et préparé dans un seul chaudron pour toute la communauté. La texture est dense, presque un porridge salé, et les herbes fraîches ajoutées au dernier moment apportent fraîcheur et couleur.

Vois-tu, ami, cette soupe que tu dédaignes peut-être, elle a nourri plus de saints que tous les festins du sultan. Au khanqah, quand le cuisinier verse l'orge dans le chaudron de cuivre, c'est une prière qu'il accomplit. Chaque grain qui gonfle dans le bouillon est comme le cœur du chercheur qui s'ouvre à la grâce. Nous y ajoutons du curcuma pour la chaleur de l'âme, de la menthe pour la clarté de l'esprit. Un bol de cela, du pain, et me voilà prêt à écrire jusqu'à l'aube.
Djami
Ingrédients
  • Orge mondéDeux poignées généreuses (Base de la soupe)
  • Lentilles vertesUne poignée (Apport en protéines)
  • OignonUn, haché menu (Fond aromatique)
  • Curcuma en poudreUne pincée (Couleur et chaleur)
  • Menthe séchée (na'na)Une pincée (Parfum final)
  • Persil et coriandre fraisUne poignée (Herbes fraîches)
  • Graisse de queue de mouton (dombe)Un morceau (Matière grasse de cuisson)
  • SelSelon le goût (Assaisonnement)
  • EauSuffisamment pour couvrir (Bouillon)
Comment on faisait : L'ash (soupe épaisse) est l'un des plus anciens plats de la cuisine persane, mentionné dès les textes sassanides. Dans les khanqahs timourides, un cuisinier dédié (tabbakh) préparait quotidiennement un grand chaudron d'ash pour la communauté. L'orge était préféré au blé pour sa valeur nourrissante et son faible coût. La graisse de queue de mouton (dombe), fondue et clarifiée, servait de matière grasse principale — elle était considérée comme plus saine que le beurre par la médecine galénique-islamique (tibb).
Sources : Charles Perry, « A Baghdad Cookery Book » (traduction du Kitāb al-Ṭabīkh d'al-Baghdādī, XIIIe s.) · Najaf Daryabandari, « Ketāb-e mostaṭāb-e āšpazi » (recueil de cuisine persane traditionnelle)

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