Sharbat-e golab-o bid-meshk (boisson à l'eau de rose et au saule musqué)
Boisson fraîche et limpide à base de sirop de sucre parfumé à l'eau de rose, relevée d'un trait de jus de citron et de graines de chia (ou de basilic, tokhm-e sharbati) qui forment de petites perles gélatineuses en suspension. Servie très froide dans des verres fins, c'est une boisson d'une élégance cristalline, florale et désaltérante.
Boisson fraîche et limpide à base de sirop de sucre parfumé à l'eau de rose, relevée d'un trait de jus de citron et de graines de chia (ou de basilic, tokhm-e sharbati) qui forment de petites perles gélatineuses en suspension. Servie très froide dans des verres fins, c'est une boisson d'une élégance cristalline, florale et désaltérante.
L'hôte qui franchit le seuil de ma demeure reçoit un verre de sharbat avant même que je lui demande son nom — car la soif de celui qui voyage est plus urgente que ma curiosité. L'eau de rose y flotte comme un vers de poésie dans le silence, et le citron y pique comme la question du maître au disciple. Bois, et tu comprendras pourquoi les poètes de Hérat ne tarissent jamais : nous sommes abreuvés de rose.
- •Eau de rose pure (golab) — Quelques cuillerées (Parfum principal)
- •Sucre — Selon la douceur souhaitée (Sirop)
- •Eau fraîche de source — Autant que nécessaire (Base)
- •Jus de citron ou de cédrat — Un filet (Acidité)
- •Graines de basilic (tokhm-e sharbati) — Une cuillerée (Perles en suspension)
- •Quelques pétales de rose — Pour décorer (Garniture)
Sharbat-e golab-o bid-meshk (boisson à l'eau de rose et au saule musqué)
Boisson fraîche et limpide à base de sirop de sucre parfumé à l'eau de rose, relevée d'un trait de jus de citron et de graines de chia (ou de basilic, tokhm-e sharbati) qui forment de petites perles gélatineuses en suspension. Servie très froide dans des verres fins, c'est une boisson d'une élégance cristalline, florale et désaltérante.
Pourquoi ce plat ? La tradition persane de l'hospitalité exige qu'on offre un sharbat parfumé à chaque visiteur. Djami, dont le khanqah recevait poètes, savants et voyageurs de passage à Hérat, accueillait ses hôtes avec ces boissons florales. Le bid-meshk (saule musqué) et la rose, deux parfums omniprésents dans sa poésie, étaient les arômes favoris de la cour timouride de Hérat.
L'hôte qui franchit le seuil de ma demeure reçoit un verre de sharbat avant même que je lui demande son nom — car la soif de celui qui voyage est plus urgente que ma curiosité. L'eau de rose y flotte comme un vers de poésie dans le silence, et le citron y pique comme la question du maître au disciple. Bois, et tu comprendras pourquoi les poètes de Hérat ne tarissent jamais : nous sommes abreuvés de rose.
Ingrédients (version d’époque)
- Eau de rose pure (golab) — Quelques cuillerées (Parfum principal)
- Sucre — Selon la douceur souhaitée (Sirop)
- Eau fraîche de source — Autant que nécessaire (Base)
- Jus de citron ou de cédrat — Un filet (Acidité)
- Graines de basilic (tokhm-e sharbati) — Une cuillerée (Perles en suspension)
- Quelques pétales de rose — Pour décorer (Garniture)
Ingrédients
- Eau de rose de qualité — 3 c. à soupe (Parfum principal)
- Sucre en poudre — 100 g (Sirop)
- Eau — 750 ml (Base)
- Jus de citron frais — 2 c. à soupe (Acidité)
- Graines de chia ou de basilic — 1 c. à soupe (Perles en suspension)
- Glaçons — Selon le goût (Fraîcheur)
- Pétales de rose non traités (optionnel) — Quelques-uns (Décor)
Préparation
- Faire tremper les graines de chia (ou de basilic) dans un petit bol d'eau tiède pendant 15 minutes. Elles vont gonfler et former des perles gélatineuses translucides.
- Préparer le sirop : dans une casserole, dissoudre le sucre dans 250 ml d'eau à feu moyen. Porter à frémissement, retirer du feu et laisser refroidir complètement.
- Dans une carafe, mélanger le sirop refroidi avec le reste de l'eau (500 ml), l'eau de rose et le jus de citron. Goûter et ajuster la douceur ou l'acidité.
- Ajouter les graines de chia gonflées et mélanger.
- Réfrigérer au moins 1 heure. Servir très frais dans des verres avec des glaçons et quelques pétales de rose flottant en surface.
Comment on faisait : Le sharbat (d'où vient le mot « sorbet ») est attesté dans le monde persan depuis l'époque sassanide. Sous les Timourides, il était servi dans des aiguières en métal incrusté de pierres, refroidi avec de la neige ou de la glace rapportée des montagnes du Hindu Kush et stockée dans des yakhchāl (glacières souterraines). Les graines de basilic (tokhm-e sharbati, littéralement « graine de sharbat ») sont un ingrédient classique de ces boissons persanes — elles gonflent dans l'eau et forment des perles mucilaginaires qui rafraîchissent la gorge. L'eau de rose était distillée en grande quantité dans la région de Hérat et exportée jusqu'en Inde et en Chine.
Le twist contemporain : Congeler le sharbat en bac à glaçons et servir comme granité à la rose — un sorbet aux origines étymologiques retrouvées.
Sources : Manoochehr Sadegh Zadeh, « Boissons et sorbets dans la tradition culinaire persane » dans Iran Nameh · Claudia Roden, « The New Book of Middle Eastern Food » (2000), chapitre sur les sharbat
Djami · Charactorium



