Tisane de fenouil, mélisse et anis pour l'estomac
Une infusion chaude et apaisante de graines de fenouil et d'anis et de feuilles de mélisse, à peine adoucie d'un soupçon de miel, qu'on boit lentement pour soulager un estomac noué.
Une infusion chaude et apaisante de graines de fenouil et d'anis et de feuilles de mélisse, à peine adoucie d'un soupçon de miel, qu'on boit lentement pour soulager un estomac noué.
Mon corps m'a longtemps été un fardeau, et mon estomac plus rebelle encore que les esprits que j'ai dû reprendre. Aussi, le soir venu, je fais infuser dans l'eau bouillante la graine de fenouil, celle d'anis, et la mélisse cueillie au jardin, qui apaisent les vents et adoucissent les tourments du ventre. J'y mets à peine un peu de miel, car la maladie n'est pas raison pour s'abandonner à la douceur. Buvez-la chaude et à petits traits : Dieu nous donne les herbes de la terre pour soutenir nos faiblesses, non pour notre plaisir.
- •Graines de fenouil — une pincée (carminatif)
- •Graines d'anis vert — une pincée (digestif)
- •Feuilles de mélisse — quelques-unes (apaisant)
- •Miel — un soupçon (adoucissant)
- •Eau de source — un gobelet (base)
Tisane de fenouil, mélisse et anis pour l'estomac
Une infusion chaude et apaisante de graines de fenouil et d'anis et de feuilles de mélisse, à peine adoucie d'un soupçon de miel, qu'on boit lentement pour soulager un estomac noué.
Pourquoi ce plat ? Calvin souffrait toute sa vie de maux d'estomac et de digestion difficile, jusqu'à ne plus prendre qu'un repas par jour. Les tisanes de plantes carminatives (fenouil, anis, mélisse) faisaient partie de la pharmacopée domestique de la Renaissance pour apaiser ces troubles : voici la boisson de réconfort qu'un homme à l'estomac fragile aurait bue après son frugal dîner.
Mon corps m'a longtemps été un fardeau, et mon estomac plus rebelle encore que les esprits que j'ai dû reprendre. Aussi, le soir venu, je fais infuser dans l'eau bouillante la graine de fenouil, celle d'anis, et la mélisse cueillie au jardin, qui apaisent les vents et adoucissent les tourments du ventre. J'y mets à peine un peu de miel, car la maladie n'est pas raison pour s'abandonner à la douceur. Buvez-la chaude et à petits traits : Dieu nous donne les herbes de la terre pour soutenir nos faiblesses, non pour notre plaisir.
Ingrédients (version d’époque)
- Graines de fenouil — une pincée (carminatif)
- Graines d'anis vert — une pincée (digestif)
- Feuilles de mélisse — quelques-unes (apaisant)
- Miel — un soupçon (adoucissant)
- Eau de source — un gobelet (base)
Ingrédients
- Graines de fenouil — 1 c. à café (carminatif)
- Graines d'anis vert — 1/2 c. à café (digestif)
- Mélisse fraîche (ou 1 c. à café séchée) — 5-6 feuilles (apaisant)
- Miel — 1 c. à café (facultatif) (adoucissant)
- Eau — 25 cl (base)
Préparation
- Écrasez légèrement les graines de fenouil et d'anis dans un mortier pour libérer leurs arômes.
- Portez l'eau à frémissement et versez-la sur les graines et la mélisse dans une tasse ou une théière.
- Couvrez et laissez infuser 7 à 10 min.
- Filtrez, ajoutez éventuellement un soupçon de miel, et buvez chaud, lentement, après le repas.
Comment on faisait : Les eaux et tisanes d'herbes relevaient autant de la cuisine que de la médecine au XVIe siècle. Le fenouil et l'anis étaient réputés « chasser les vents » et faciliter la digestion ; on les trouvait dans tous les jardins de simples, à côté de la mélisse, dite « herbe au cœur ».
Le twist contemporain : Glacée et servie dans un grand verre avec une feuille de mélisse fraîche, cette même infusion devient une boisson d'été désaltérante et sans sucre.
Jean Calvin · Charactorium