Api de maíz morado (boisson chaude de maïs violet)
Boisson épaisse et chaude de maïs violet moulu, parfumée à la cannelle et au clou de girofle, sucrée et acidulée d'un trait de citron. Réconfortante, énergétique, elle se boit à la louche dans un gobelet de terre.
Boisson épaisse et chaude de maïs violet moulu, parfumée à la cannelle et au clou de girofle, sucrée et acidulée d'un trait de citron. Réconfortante, énergétique, elle se boit à la louche dans un gobelet de terre.
Buvez, mes enfants, avant que le jour ne se lève sur l'ennemi. Ce maïs violet, je le faisais tremper toute la nuit puis bouillir avec un bâton de cannelle et un peu de girofle, et au dernier moment un filet de citron pour réveiller la langue. C'est une chaleur qui descend jusqu'aux pieds quand le gel mord la selle. Une gorgée de cet api rouge comme le sang versé, et l'on partait le cœur ferme.
- •Maïs violet (maíz morado) — deux poignées d'épis (base colorante et énergétique)
- •Cannelle et clou de girofle — un bâton, quelques clous (parfum (épices de traite coloniale))
- •Sucre de canne (chancaca) ou miel — au goût (douceur)
- •Jus de citron ou de lime — un trait (acidité)
Api de maíz morado (boisson chaude de maïs violet)
Boisson épaisse et chaude de maïs violet moulu, parfumée à la cannelle et au clou de girofle, sucrée et acidulée d'un trait de citron. Réconfortante, énergétique, elle se boit à la louche dans un gobelet de terre.
Pourquoi ce plat ? Avant l'attaque on ne dort guère ; cette boisson écarlate et sucrée réchauffait les mains et le cœur des combattants dans le froid noir des hauteurs de Chuquisaca, là où Juana menait ses troupes au petit matin.
Buvez, mes enfants, avant que le jour ne se lève sur l'ennemi. Ce maïs violet, je le faisais tremper toute la nuit puis bouillir avec un bâton de cannelle et un peu de girofle, et au dernier moment un filet de citron pour réveiller la langue. C'est une chaleur qui descend jusqu'aux pieds quand le gel mord la selle. Une gorgée de cet api rouge comme le sang versé, et l'on partait le cœur ferme.
Ingrédients (version d’époque)
- Maïs violet (maíz morado) — deux poignées d'épis (base colorante et énergétique)
- Cannelle et clou de girofle — un bâton, quelques clous (parfum (épices de traite coloniale))
- Sucre de canne (chancaca) ou miel — au goût (douceur)
- Jus de citron ou de lime — un trait (acidité)
Ingrédients
- Maïs violet (épis ou farine de maíz morado) — 250 g d'épis ou 4 c. à soupe de farine (base)
- Eau — 1,5 L (liquide)
- Cannelle — 1 bâton (parfum)
- Clous de girofle — 3 (parfum)
- Sucre roux ou chancaca — 4 c. à soupe (douceur)
- Citron vert — 1/2, en jus (acidité)
- Farine de maïs — 1 c. à soupe (pour épaissir) (texture)
Préparation
- Faire bouillir le maïs violet (ou la farine) avec la cannelle et le girofle dans l'eau 30–40 min jusqu'à coloration intense.
- Filtrer, remettre le liquide pourpre sur le feu.
- Délayer la farine de maïs dans un peu d'eau froide et l'incorporer pour épaissir légèrement.
- Sucrer, retirer du feu, ajouter le jus de citron juste avant de servir.
- Servir très chaud dans des gobelets de terre.
Comment on faisait : L'api est une boisson andine ancienne tirée du maïs violet, riche en pigments. La cannelle, le girofle et le sucre de canne sont arrivés avec la colonisation espagnole et étaient courants au début du XIXe siècle ; on les ajoutait quand on en avait, sinon l'api se buvait nature et acidulé.
Le twist contemporain : Servir l'api dans un verre transparent pour révéler son violet profond, avec un buñuelo croustillant à tremper, comme au petit-déjeuner bolivien d'aujourd'hui.
Juana Azurduy · Charactorium

