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Canelazo des nuits froides
Pourquoi ce plat ? Quito est une ville d'altitude aux nuits glaciales. Le canelazo — eau-de-vie de canne, cannelle, panela et jus de naranjilla — réchauffait les veillées, les conspirations patriotes et les fêtes. Une boisson de soirée parfaite pour une femme qui tint salon et compta plus d'un conjuré parmi ses hôtes.
Infusion brûlante de cannelle sucrée à la panela, acidulée de naranjilla et remontée d'une rasade d'aguardiente : le grog des Andes contre le froid des hauts plateaux.
Les nuits de Quito mordent jusqu'aux os, tu sais — alors quand mes hôtes complotaient tard pour la cause, je faisais monter le canelazo bien fumant. On fait chanter la cannelle dans l'eau avec la panela, on acidule de naranjilla, et au dernier moment on verse l'aguardiente qui réchauffe le cœur autant que la gorge. Bois-le brûlant, mon ami, et garde la tête froide : plus d'une confidence s'est échappée au fond de ce verre.
- •Eau — à volonté (base)
- •Bâtons de cannelle — plusieurs (épice maîtresse)
- •Panela (sucre de canne non raffiné) — au goût (douceur)
- •Jus de naranjilla (lulo) — un bon verre (acidité)
- •Aguardiente de canne — une rasade (alcool)
Canelazo des nuits froides
Infusion brûlante de cannelle sucrée à la panela, acidulée de naranjilla et remontée d'une rasade d'aguardiente : le grog des Andes contre le froid des hauts plateaux.
Pourquoi ce plat ? Quito est une ville d'altitude aux nuits glaciales. Le canelazo — eau-de-vie de canne, cannelle, panela et jus de naranjilla — réchauffait les veillées, les conspirations patriotes et les fêtes. Une boisson de soirée parfaite pour une femme qui tint salon et compta plus d'un conjuré parmi ses hôtes.
Les nuits de Quito mordent jusqu'aux os, tu sais — alors quand mes hôtes complotaient tard pour la cause, je faisais monter le canelazo bien fumant. On fait chanter la cannelle dans l'eau avec la panela, on acidule de naranjilla, et au dernier moment on verse l'aguardiente qui réchauffe le cœur autant que la gorge. Bois-le brûlant, mon ami, et garde la tête froide : plus d'une confidence s'est échappée au fond de ce verre.
Ingrédients (version d’époque)
- Eau — à volonté (base)
- Bâtons de cannelle — plusieurs (épice maîtresse)
- Panela (sucre de canne non raffiné) — au goût (douceur)
- Jus de naranjilla (lulo) — un bon verre (acidité)
- Aguardiente de canne — une rasade (alcool)
Ingrédients
- Eau — 1 litre (base)
- Bâtons de cannelle — 3 (épice)
- Panela ou sucre roux — 100 g (douceur)
- Jus de naranjilla (ou à défaut fruit de la passion + citron vert) — 150 ml (acidité)
- Aguardiente (ou rhum blanc) — 60–100 ml (version adulte)
Préparation
- Faire bouillir l'eau avec les bâtons de cannelle et la panela une dizaine de minutes jusqu'à parfum intense.
- Filtrer, ajouter le jus de naranjilla et chauffer sans bouillir.
- Hors du feu, ajouter l'aguardiente pour la version adulte (l'omettre pour les enfants).
- Servir brûlant dans des tasses, avec un bâton de cannelle.
Comment on faisait : Le canelazo se prépare encore aujourd'hui exactement ainsi dans la sierra. L'aguardiente de canne et le sucre de canne (panela) étaient produits localement depuis l'époque coloniale ; la naranjilla, fruit andin acidulé, apportait la fraîcheur. On le servait lors des veillées et des fêtes pour combattre le froid d'altitude.
Le twist contemporain : Version sans alcool « canelazo des enfants » servie en tasse fumante avec une étoile d'anis, parfaite pour une dégustation pédagogique en classe.
Manuela Sáenz · Charactorium





