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Sekihan (riz festif aux haricots azuki)
Pourquoi ce plat ? Au Japon, le sekihan — riz gluant teinté de rose par les azuki — se prépare pour les grands événements heureux : naissances, réussites, victoires. Quand Tabei rentra de l'Everest en 1975, première femme au sommet du monde, c'est exactement le genre de plat de célébration qu'un foyer japonais préparait pour honorer un exploit national et familial.
Du riz gluant cuit à la vapeur avec des haricots azuki, qui le colorent d'un rose discret, et saupoudré de gomashio (sel au sésame). Doux, légèrement terreux, relevé d'une pointe saline : le riz de la joie collective.
Le sekihan, on ne le faisait pas n'importe quand — il fallait une vraie raison de se réjouir. Les azuki donnent au riz cette couleur rose tendre qui annonce le bonheur, et l'on disait que le rouge éloigne le mauvais sort. Quand je suis revenue de la grande montagne, on a cuit le riz à la vapeur dans le seiro de bambou, et nous l'avons partagé saupoudré de sésame et de sel. Je n'ai jamais aimé qu'on me félicite trop ; mais ce bol-là, partagé en famille, je l'ai accepté de bon cœur.
- •Riz gluant (mochigome) — à volonté (base)
- •Haricots azuki — une poignée (couleur et garniture)
- •Sésame — un peu (gomashio)
- •Sel — une pincée (gomashio)
Sekihan (riz festif aux haricots azuki)
Du riz gluant cuit à la vapeur avec des haricots azuki, qui le colorent d'un rose discret, et saupoudré de gomashio (sel au sésame). Doux, légèrement terreux, relevé d'une pointe saline : le riz de la joie collective.
Pourquoi ce plat ? Au Japon, le sekihan — riz gluant teinté de rose par les azuki — se prépare pour les grands événements heureux : naissances, réussites, victoires. Quand Tabei rentra de l'Everest en 1975, première femme au sommet du monde, c'est exactement le genre de plat de célébration qu'un foyer japonais préparait pour honorer un exploit national et familial.
Le sekihan, on ne le faisait pas n'importe quand — il fallait une vraie raison de se réjouir. Les azuki donnent au riz cette couleur rose tendre qui annonce le bonheur, et l'on disait que le rouge éloigne le mauvais sort. Quand je suis revenue de la grande montagne, on a cuit le riz à la vapeur dans le seiro de bambou, et nous l'avons partagé saupoudré de sésame et de sel. Je n'ai jamais aimé qu'on me félicite trop ; mais ce bol-là, partagé en famille, je l'ai accepté de bon cœur.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz gluant (mochigome) — à volonté (base)
- Haricots azuki — une poignée (couleur et garniture)
- Sésame — un peu (gomashio)
- Sel — une pincée (gomashio)
Ingrédients
- Riz gluant (mochigome) — 400 g (base)
- Haricots azuki secs — 60 g (couleur et garniture)
- Graines de sésame noir — 1 c. à soupe (gomashio)
- Sel — 1 c. à café (gomashio)
Préparation
- Cuire les azuki dans l'eau jusqu'à ce qu'ils soient à peine tendres, en gardant l'eau de cuisson rose.
- Faire tremper le riz gluant plusieurs heures, puis l'égoutter ; le teinter avec un peu d'eau de cuisson des azuki.
- Mêler les haricots au riz et cuire le tout à la vapeur (idéalement dans un panier vapeur) 30 à 40 min.
- Pendant ce temps, torréfier le sésame et le piler grossièrement avec le sel pour le gomashio.
- Servir le riz tassé dans un bol, saupoudré de gomashio.
Comment on faisait : Le sekihan est si lié à la fête qu'au Japon l'expression « préparer du sekihan » signifie figurément « célébrer une bonne nouvelle ». Autrefois on le cuisait exclusivement à la vapeur dans un panier de bambou, le riz gluant ne se prêtant pas bien à la cuisson à l'eau.
Le twist contemporain : Moulez-le en petits dômes et plantez-y un minuscule fanion : un « riz du sommet » pour fêter n'importe quelle victoire, grande ou petite.
Junko Tabei · Charactorium





