Kūlolo (gâteau de taro et coco cuit à l'imu)
Préparation dense et sucrée à base de taro râpé et de crème de coco, cuite lentement dans des feuilles de ti à l'imu. Sa texture est ferme, fondante et légèrement caramélisée. Le kūlolo se conserve plusieurs jours sans réfrigération, ce qui en faisait un aliment de voyage idéal.
Préparation dense et sucrée à base de taro râpé et de crème de coco, cuite lentement dans des feuilles de ti à l'imu. Sa texture est ferme, fondante et légèrement caramélisée. Le kūlolo se conserve plusieurs jours sans réfrigération, ce qui en faisait un aliment de voyage idéal.
Quand mes guerriers et moi traversons le canal entre Maui et Hawaiʻi, la mer peut être mauvaise et le voyage long. Le kūlolo, enveloppé dans ses feuilles de kī, tient bon dans le fond de la pirogue. Un morceau suffit à redonner de la force. Le taro pilé et le lait de coco épais sont cuits ensemble dans lʻimu, longtemps, jusquʼà ce que le tout devienne brun et ferme comme la terre de Kohala. Cʼest la nourriture du voyageur et du guerrier — elle ne pourrit pas, elle ne prend pas dʼeau, et elle rappelle le goût de chez soi.
- •Taro (kalo) râpé finement — Bonne quantité (Base féculente)
- •Crème de coco épaisse (extraite de la chair râpée) — Autant que de taro (Liant gras et sucre naturel)
- •Feuilles de ti (kī) — Plusieurs couches (Enveloppe de cuisson)
Kūlolo (gâteau de taro et coco cuit à l'imu)
Préparation dense et sucrée à base de taro râpé et de crème de coco, cuite lentement dans des feuilles de ti à l'imu. Sa texture est ferme, fondante et légèrement caramélisée. Le kūlolo se conserve plusieurs jours sans réfrigération, ce qui en faisait un aliment de voyage idéal.
Pourquoi ce plat ? Le kūlolo était un mets dense et nourrissant emporté lors des voyages en pirogue entre les îles — précisément le type de déplacements que Kamehameha effectuait constamment en waʻa kaulua (pirogue double) pour administrer et conquérir l'archipel. Sa longue conservation et sa haute valeur énergétique en faisaient aussi un aliment de campagne militaire, adapté aux expéditions guerrières entre îles.
Quand mes guerriers et moi traversons le canal entre Maui et Hawaiʻi, la mer peut être mauvaise et le voyage long. Le kūlolo, enveloppé dans ses feuilles de kī, tient bon dans le fond de la pirogue. Un morceau suffit à redonner de la force. Le taro pilé et le lait de coco épais sont cuits ensemble dans lʻimu, longtemps, jusquʼà ce que le tout devienne brun et ferme comme la terre de Kohala. Cʼest la nourriture du voyageur et du guerrier — elle ne pourrit pas, elle ne prend pas dʼeau, et elle rappelle le goût de chez soi.
Ingrédients (version d’époque)
- Taro (kalo) râpé finement — Bonne quantité (Base féculente)
- Crème de coco épaisse (extraite de la chair râpée) — Autant que de taro (Liant gras et sucre naturel)
- Feuilles de ti (kī) — Plusieurs couches (Enveloppe de cuisson)
Ingrédients
- Taro frais — 500 g, pelé et râpé finement (Base féculente)
- Lait de coco épais (crème de coco) — 400 ml (1 boîte) (Liant et saveur)
- Sucre brun ou muscovado — 100 g (Sucre ajouté (le traditionnel ne comptait que sur le coco))
- Feuilles de bananier ou papier aluminium — Pour tapisser le moule (Enveloppe de cuisson)
Préparation
- Préchauffer le four à 180 °C. Tapisser un moule carré (20 × 20 cm) de feuilles de bananier assouplies à la flamme (ou de papier aluminium beurré).
- Peler le taro (avec des gants) et le râper finement à la râpe ou au robot.
- Mélanger le taro râpé, la crème de coco et le sucre brun dans un grand bol jusqu'à obtenir une pâte homogène.
- Verser dans le moule préparé. Lisser la surface et couvrir hermétiquement de feuilles de bananier ou d'aluminium.
- Cuire au four pendant 2 heures à 2 h 30, jusqu'à ce que le dessus soit ferme et brun caramélisé.
- Laisser refroidir complètement avant de démouler. Découper en carrés ou en losanges.
- Le kūlolo se conserve 3 à 4 jours à température ambiante, enveloppé.
Comment on faisait : Le kūlolo était traditionnellement cuit dans l'imu, enveloppé dans de multiples couches de feuilles de ti, pendant une nuit entière. Sans sucre ajouté — le seul sucre provenait de la noix de coco —, il était moins sucré que la version moderne mais d'une richesse remarquable. C'était un mets apprécié des chefs et offert lors des cérémonies. Sa capacité de conservation en faisait un aliment stratégique pour les traversées inter-îles.
Le twist contemporain : Découper en petits carrés et les emballer individuellement dans des feuilles de ti fraîches nouées par un brin de fibre de coco — des bouchées de voyage aussi belles à offrir qu'à emporter.
Sources : E.S. Craighill Handy & Elizabeth Green Handy, Native Planters in Old Hawaii: Their Life, Lore, and Environment, Bishop Museum Press, 1972 · Rachel Laudan, The Food of Paradise: Exploring Hawaii's Culinary Heritage, University of Hawaii Press, 1996
Kamehameha Ier · Charactorium





