La carte de Khoja Ahrar
Palov (plat de riz festif)

Osh palov de Samarcande

FestifReconstitution🧂 🌶️moyen1h30

Le roi des plats centrasiatiques : du riz à grain long cuit à la vapeur dans le gras d'un mouton à queue grasse, avec des carottes jaunes taillées en julienne, des pois chiches, des raisins secs et une généreuse poignée de zira. Cuit dans un kazan (chaudron en fonte) selon une technique de superposition précise où le riz absorbe les sucs sans être remué.

Palov (plat de riz festif)

Le roi des plats centrasiatiques : du riz à grain long cuit à la vapeur dans le gras d'un mouton à queue grasse, avec des carottes jaunes taillées en julienne, des pois chiches, des raisins secs et une généreuse poignée de zira. Cuit dans un kazan (chaudron en fonte) selon une technique de superposition précise où le riz absorbe les sucs sans être remué.

Vois ce kazan, ami. Le gras du mouton crépite et voici que j'y jette la zira — sens-tu comme le parfum s'élève vers le Très-Haut ? À ma table de Samarcande, ce palov nourrit aussi bien le sultan Abu Sa'id que le dernier des porteurs d'eau, car devant Dieu et devant le riz, il n'est point de rang. Mon intendant sait qu'il faut trois parts de carottes pour une part de riz, et que l'on ne remue jamais — jamais — une fois le riz posé. La patience est une station sur le chemin, dans la prière comme dans la cuisine.
Khoja Ahrar
Ingrédients
  • Riz à grain long du Ferghanaune bonne mesure (Base du plat)
  • Mouton à queue grasse (kurdiuk)un quart de bête (Viande et gras de cuisson)
  • Carottes jaunesautant que le riz en volume (Douceur et couleur)
  • Pois chiches trempésdeux poignées (Apport nourrissant)
  • Oignonstrois ou quatre gros (Fond aromatique)
  • Zira (cumin de Samarcande)une poignée (Épice signature)
  • Raisins secsune poignée (Douceur)
  • Selselon goût (Assaisonnement)
Comment on faisait : Le palov était déjà le plat de prestige de Samarcande au XVe siècle, cuit dans des kazans en fonte sur feu de bois. La graisse de queue de mouton (kurdiuk) était la matière grasse principale. Les propriétés foncières de Khoja Ahrar dans la vallée du Zeravchan produisaient directement le riz et les carottes jaunes utilisés. Les grands banquets soufis (langar) pouvaient nourrir plusieurs centaines de convives.
Sources : Charles Perry, « The Central Asian Pilaw », in Medieval Arab Cookery, Prospect Books, 2001 · Paul D. Buell et Eugene N. Anderson, A Soup for the Qan: Chinese Dietary Medicine of the Mongol Era, Brill, 2010

Voir aussi