La carte de Laskarina Bouboulina
Kafés — café à la mode ottomane
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Boisson de clôture et d'hospitalité

Kafés — café à la mode ottomane

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Boisson de clôture et d'hospitalité

Kafés — café à la mode ottomane

Pourquoi ce plat ? L'ancrage mentionne le café turc servi dans de petites tasses, et Bouboulína vécut entre Spetses et le monde ottoman (elle séjourna même à Constantinople). Le café préparé dans le bríki, lentement sur la braise, était le rituel d'hospitalité et de négociation de tout l'Empire — y compris pour cette armatrice qui traitait avec marchands et capitaines.

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Boisson de clôture et d'hospitalité

Café finement moulu, bouilli avec l'eau et le sucre dans un petit pot de cuivre, le bríki, jusqu'à monter en mousse — le kaïmáki. Servi non filtré dans de minuscules tasses, on le boit à petites gorgées en laissant le marc reposer au fond.

Aucune affaire ne se traite la gorge sèche. Quand un capitaine entrait sous mon toit, on posait le bríki sur les braises et l'on guettait la mousse monter — surtout ne pas la laisser bouillir et crever, ce serait grossier ! Je le servais sketo, sans sucre, car j'aime les choses franches, mais à mes hôtes selon leur goût. On parle armement et indépendance par-dessus ces petites tasses, et l'on lit l'avenir, dit-on, dans le marc renversé.
Laskarina Bouboulina
Ingrédients
  • Café finement moulu (en poudre)une cuillerée par tasse (base)
  • Eauune petite tasse par convive (infusion)
  • Sucreselon le goût du buveur (douceur (facultative))
Comment on faisait : Le café arriva dans le monde ottoman au XVIe siècle et devint le pivot de l'hospitalité. On le commandait par son degré de sucre : sketo (sans), métrio (moyen), glykó (sucré). Le marc laissé au fond servait à la cafédomanteía, la lecture de l'avenir dans la tasse retournée.
Sources : Ralph Hattox, Coffee and Coffeehouses: The Origins of a Social Beverage in the Medieval Near East · Aglaia Kremezi, The Foods of Greece