La carte de Léonard de Vinci
Torta verde aux herbes et fromage frais
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Servizio di cucina (tourte des grandes tables)

Torta verde aux herbes et fromage frais

FestifReconstitution🧂 🍯moyen1 h 15
Servizio di cucina (tourte des grandes tables)

Torta verde aux herbes et fromage frais

Pourquoi ce plat ? À Milan, au service de Ludovico Sforza, Léonard fréquentait les banquets de cour dont il dessinait parfois les machineries de fête. La torta verde — tourte d'herbes et de fromage rehaussée de raisins secs et d'épices — était un mets de prestige qui restait fidèle à son régime sans viande.

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Servizio di cucina (tourte des grandes tables)

Une tourte garnie de blettes et d'herbes liées au fromage frais et aux œufs, parsemée de raisins secs et poudrée de poivre et de cannelle. Le mariage salé-sucré, typique des tables raffinées de la Renaissance.

Quand le Maure me retenait à sa table, on attendait du faste, et je n'avais nulle envie d'y voir saigner un rôt. Aussi faisais-je porter cette tourte verte : des herbes hachées menu, un fromage frais battu aux œufs, et — c'est là le trait de main — une pincée de raisins de Corinthe et d'épices fines, afin que le doux et le salé se répondent. Dorez bien la croûte, qu'elle brille comme une coupole, et tranchez-la devant vos hôtes : l'œil se régale avant la bouche.
Léonard de Vinci
Ingrédients
  • Pâte de farine et huilede quoi foncer et couvrir un moule (croûte)
  • Blettes et herbes (bourrache, persil, menthe)deux grosses bottes (garniture)
  • Fromage frais (type ricotta)une bonne jatte (liant crémeux)
  • Œufsquelques-uns (liaison)
  • Raisins secs de Corintheune poignée (note sucrée)
  • Épices fines (poivre, cannelle, gingembre)une pincée (parfum)
  • Fromage à pâte dure râpéselon le goût (umami)
Comment on faisait : Les tourtes (torte) étaient le grand art des cuisines de cour : la croûte servait autant de plat de cuisson que de présentation spectaculaire. Le mélange herbes/fromage/raisins secs/épices douces illustre le goût Renaissance pour le salé-sucré, hérité de la cuisine médiévale et amplifié par le sucre et les épices d'Orient que le commerce vénitien rendait accessibles aux riches.
Sources : Maestro Martino, Libro de arte coquinaria, XVe siècle · Bartolomeo Scappi, Opera dell'arte del cucinare, 1570

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