La carte de Grégoire XIII
Torta bolognese — tourte sucrée-salée à la mode de Bologne
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Servizio di credenza, giorno di grasso (pièce de pâtisserie d'apparat, jour gras)

Torta bolognese — tourte sucrée-salée à la mode de Bologne

FestifDocumentée🍯 🧂 🌶️moyen1 h
Servizio di credenza, giorno di grasso (pièce de pâtisserie d'apparat, jour gras)

Torta bolognese — tourte sucrée-salée à la mode de Bologne

Pourquoi ce plat ? Avant la tiare, Ugo Boncompagni — futur Grégoire XIII — fut un brillant juriste formé et professeur à l'Université de Bologne, ville réputée pour sa table riche. Les tourtes bolognaises mêlant fromage, épices douces et sucre étaient des pièces de banquet typiques de cette cour savante qu'il avait fréquentée.

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Servizio di credenza, giorno di grasso (pièce de pâtisserie d'apparat, jour gras)

Une tourte généreuse où fromage frais, œufs, épices douces et sucre se rencontrent dans une croûte dorée. Sucrée-salée comme l'aimait la Renaissance, elle trônait au servizio di credenza des grands repas.

Avant que Dieu ne Nous appelât au trône de Pierre, Nous avons longtemps enseigné le droit à Bologne, et croyez Notre parole : on y mange aussi savamment qu'on y raisonne. Cette tourte, on la garnissait de fromage frais battu aux œufs, relevé de cannelle et de gingembre, et sucrée comme il sied aux tables de qualité. Faites cuire jusqu'à ce que la croûte prenne la couleur du froment mûr, puis poudrez de sucre et de cannelle avant de la présenter. C'est un mets qui réjouit le palais et honore l'hôte.
Grégoire XIII
Ingrédients
  • Fromage frais (ricotta, provatura)à suffisance (garniture principale)
  • Œufsplusieurs (liaison)
  • Sucreà discrétion (douceur et prestige)
  • Cannelle et gingembreune bonne prise (épices signature)
  • Pâte (farine, beurre/saindoux)pour foncer le moule (croûte)
  • Eau de rosequelques gouttes (parfum raffiné)
Comment on faisait : Bartolomeo Scappi, cuisinier de plusieurs papes au XVIe siècle, donne de nombreuses recettes de « torte » au fromage frais, œufs, sucre et épices. Le mélange du sucré et du salé, loin d'être une fantaisie, était la marque des cuisines aristocratiques et ecclésiastiques de la Renaissance italienne.
Sources : Bartolomeo Scappi, Opera dell'arte del cucinare (1570)

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