La carte de Madame de Staël
Second service (entremets de viande / grande pièce)

Vol-au-vent à la financière

FestifDocumentée🧂 🍄difficile1 h 30

Une haute croûte de pâte feuilletée, légère comme un souffle, emplie d'une ragoût de volaille, de quenelles et de champignons liés d'une sauce veloutée : le plat de prestige du service à la française.

Second service (entremets de viande / grande pièce)

Une haute croûte de pâte feuilletée, légère comme un souffle, emplie d'une ragoût de volaille, de quenelles et de champignons liés d'une sauce veloutée : le plat de prestige du service à la française.

Voici la pièce dont on parle à toutes les bonnes tables, et qui demande, je vous l'assure, plus de patience que d'esprit. Il faut tourner et retourner la pâte feuilletée jusqu'à ce qu'elle s'élève en croûte légère, presque aérienne — d'où son joli nom de « vol-au-vent ». On l'emplit d'un ragoût fin de blancs de volaille, de quenelles et de champignons, le tout lié d'une sauce blonde. À Coppet, je le faisais servir les soirs de grande réunion, lorsque l'Europe entière semblait tenir dans mon salon : un plat qui se partage, comme se partagent les idées.
Madame de Staël
Ingrédients
  • Pâte feuilletéepour une grande croûte (écrin)
  • Blancs de volailledeux (garniture)
  • Champignonsune poignée (garniture)
  • Quenelles de veau ou de volaillequelques-unes (garniture)
  • Beurre et farinepour le roux (liaison)
  • Bouillon de volailleun bol (sauce)
  • Crème et jaune d'œufun peu (finition de la sauce)
Comment on faisait : Le vol-au-vent, popularisé par les grands cuisiniers du début du XIXe siècle (on l'associe à l'entourage de Carême), est l'archétype de la « grande pièce » du service à la française : un plat spectaculaire que l'on dressait au centre de la table pour la galerie.
Sources : Antonin Carême, L'Art de la cuisine française au XIXe siècle