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Sekanjabin (oxymel à la menthe)
Pourquoi ce plat ? L'oxymel — sirop de vinaigre et de miel, le « sekanjabin » des médecins arabes — était un classique de la pharmacopée que tout praticien du XIIe siècle, Maïmonide compris, prescrivait pour rafraîchir, apaiser la soif fébrile et faciliter la digestion. Sur les chaleurs du Caire, c'était autant un remède qu'un plaisir.
Un sirop sombre de miel et de vinaigre, infusé à la menthe, qu'on allonge d'eau fraîche pour obtenir une boisson acidulée et désaltérante. Vivifiant et étonnamment moderne.
Sous le soleil de Fustat, quand la soif brûle et que l'estomac s'alourdit, il n'est rien de tel que le sekanjabin. Fais bouillir le miel avec le vinaigre jusqu'à ce qu'il épaississe, jette-y la menthe fraîche, puis allonge d'eau claire au moment de boire. Les médecins d'avant moi le prescrivaient, et je n'ai cessé de le recommander : il rafraîchit l'humeur échauffée et rend l'appétit. Bois-en frais, à petites gorgées, et rends grâce.
- •Miel — une bonne part (douceur, base du sirop)
- •Vinaigre de vin — une part moindre (acidité)
- •Menthe fraîche — un beau bouquet (parfum)
- •Eau — pour allonger (boisson finale)
Sekanjabin (oxymel à la menthe)
Un sirop sombre de miel et de vinaigre, infusé à la menthe, qu'on allonge d'eau fraîche pour obtenir une boisson acidulée et désaltérante. Vivifiant et étonnamment moderne.
Pourquoi ce plat ? L'oxymel — sirop de vinaigre et de miel, le « sekanjabin » des médecins arabes — était un classique de la pharmacopée que tout praticien du XIIe siècle, Maïmonide compris, prescrivait pour rafraîchir, apaiser la soif fébrile et faciliter la digestion. Sur les chaleurs du Caire, c'était autant un remède qu'un plaisir.
Sous le soleil de Fustat, quand la soif brûle et que l'estomac s'alourdit, il n'est rien de tel que le sekanjabin. Fais bouillir le miel avec le vinaigre jusqu'à ce qu'il épaississe, jette-y la menthe fraîche, puis allonge d'eau claire au moment de boire. Les médecins d'avant moi le prescrivaient, et je n'ai cessé de le recommander : il rafraîchit l'humeur échauffée et rend l'appétit. Bois-en frais, à petites gorgées, et rends grâce.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — une bonne part (douceur, base du sirop)
- Vinaigre de vin — une part moindre (acidité)
- Menthe fraîche — un beau bouquet (parfum)
- Eau — pour allonger (boisson finale)
Ingrédients
- Miel — 250 g (env. 180 ml) (douceur, base du sirop)
- Vinaigre de vin blanc — 120 ml (acidité)
- Eau — 120 ml (pour le sirop) (dilution du sirop)
- Menthe fraîche — 1 gros bouquet (+ quelques feuilles pour servir) (parfum)
- Eau fraîche — à volonté au service (boisson finale)
Préparation
- Dans une casserole, mélanger le miel, l'eau et le vinaigre ; porter à ébullition douce.
- Laisser réduire 10 à 15 min jusqu'à obtenir un sirop légèrement épaissi.
- Hors du feu, plonger le bouquet de menthe dans le sirop chaud et laisser infuser jusqu'à refroidissement.
- Retirer la menthe, verser le sirop dans une bouteille propre (il se conserve plusieurs semaines au frais).
- Pour servir : 2 à 3 cuillères de sirop dans un grand verre d'eau fraîche, avec une feuille de menthe et, l'été, un peu de glace.
Comment on faisait : Le sekanjabin (de l'arabe, lui-même issu du persan « sirka-angubîn », vinaigre-miel) traversait tout le monde islamique médiéval. On le déclinait à la rose, au coing, au concombre. Le sirop concentré, mêlant le sucré du miel et l'acide du vinaigre, se conservait sans difficulté et se reconstituait à la demande — précieux par grande chaleur, avant toute réfrigération.
Le twist contemporain : Servir en spritz sans alcool : sirop de sekanjabin, eau gazeuse et fines lamelles de concombre — une limonade médiévale très instagrammable.
Sources : Traditions médicales arabes médiévales de l'oxymel (sekanjabin) · Lucie Bolens, La cuisine andalouse, un art de vivre
Maïmonide · Charactorium





