La carte de Naresuan
Kaeng (แกง) — curry, plat principal de riz

Kaeng som pla (แกงส้มปลา) — curry aigre au poisson de rivière

QuotidienReconstitution🍋 🧂 🍄facile30 min

Un curry léger sans lait de coco, où le poisson d'eau douce cuit dans un bouillon relevé d'une pâte de kapi, d'échalotes et de poivre long, acidulé au tamarin. Des légumes de saison — courge cireuse, haricots — complètent le plat. C'est la colonne vertébrale du repas siamois quotidien.

Kaeng (แกง) — curry, plat principal de riz

Un curry léger sans lait de coco, où le poisson d'eau douce cuit dans un bouillon relevé d'une pâte de kapi, d'échalotes et de poivre long, acidulé au tamarin. Des légumes de saison — courge cireuse, haricots — complètent le plat. C'est la colonne vertébrale du repas siamois quotidien.

Ce curry, on me le sert chaque jour que les dieux font, et chaque jour il me convient. Le poisson sort de nos rivières le matin, il est dans mon bol avant midi. Ma mère me l'a fait connaître à Phitsanulok, quand j'étais encore un enfant que les Birmans gardaient en otage — c'est le goût même de la terre qu'on m'avait volée. Le tamarin doit mordre la langue, le kapi doit chanter dessous, et le poivre doit vous rappeler que ce n'est pas un bouillon de malade. Voilà un plat qui nourrit un roi aussi bien qu'un soldat.
Naresuan
Ingrédients
  • Poisson d'eau douce entier (pla chon ou pla nil)un beau poisson, découpé en tronçons (base protéique)
  • Pâte de crevettes fermentée (kapi)une bonne cuillerée (base umami)
  • Échalotesquatre ou cinq, pilées (aromate)
  • Poivre long (di pli)une pincée généreuse, pilé (chaleur)
  • Curcuma fraisun doigt, pilé (couleur et amertume légère)
  • Pulpe de tamarinune poignée, dissoute dans l'eau (acidité)
  • Courge cireuse (fak)quelques morceaux (légume)
  • Haricots serpentune poignée, coupés (légume)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Le kaeng som est l'un des plus anciens currys siamois attestés, antérieur à l'arrivée du piment. La chaleur venait du poivre — poivre long (Piper longum) ou poivre noir — et la couleur du curcuma. Le tamarin sauvage poussait dans tout le bassin de la Chao Phraya. La version d'Ayutthaya n'utilisait pas de lait de coco, réservé aux currys de cour plus riches (kaeng kathi).
Sources : Suthon Sukphisit, « The Cuisine of Ayutthaya », Bangkok Post, articles historiques sur la gastronomie thaïe pré-moderne · David Thompson, « Thai Food », 2002, Penguin — chapitres sur les currys anciens et les techniques de pâte au mortier

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