La carte de Nellie Bly
Ragoût d'huîtres de la cave new-yorkaise
retourner
Plat de la cave à huîtres (oyster cellar), avalé au comptoir

Ragoût d'huîtres de la cave new-yorkaise

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile15 min
Plat de la cave à huîtres (oyster cellar), avalé au comptoir

Ragoût d'huîtres de la cave new-yorkaise

Pourquoi ce plat ? À deux pas du New York World où Bly écrit, les sous-sols de Manhattan regorgent de caves à huîtres ouvertes tard. Pour une reporter qui boucle un papier, l'oyster stew est le repas chaud parfait : prêt en cinq minutes, nourrissant, et à la portée de toutes les bourses.

cliquer pour retourner
Plat de la cave à huîtres (oyster cellar), avalé au comptoir

Un velouté de lait beurré dans lequel les huîtres pochent juste assez pour gonfler et border leurs jupes. On le mange brûlant, avec des crackers émiettés dessus, exactement comme au comptoir de bois ciré des caves de la ville.

Croyez-moi, quand on vient de remettre sa copie à minuit passé, on ne rêve que d'une chose : descendre les marches d'une cave à huîtres et se faire servir un bol fumant au comptoir. On les compte à la douzaine, on les jette dans le lait chaud, et dès que leurs petites jupes se froncent, c'est prêt ! J'y émiettais une poignée de crackers, une bonne noix de beurre, un tour de poivre, et je repartais réchauffée pour affronter le froid de Park Row. Rien de plus simple, rien de plus new-yorkais.
Nellie Bly
Ingrédients
  • Huîtres fraîches avec leur eauune douzaine (coeur du plat, apport iodé et umami)
  • Lait entierune chope (base du bouillon crémeux)
  • Beurreune noix généreuse (liant et rondeur)
  • Crackers (biscuits secs salés)une poignée (épaississant servi émietté)
  • Sel et poivreselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, l'huître était une nourriture de pauvre à New York : on l'écaillait par milliers dans les caves populaires. Le ragoût se faisait à la minute sur un fourneau à charbon, sans recette écrite — on jugeait la cuisson à l'oeil, dès que les jupes des huîtres se recourbaient.
Sources : Mrs. D. A. Lincoln, Mrs. Lincoln's Boston Cook Book (1884) · Fannie Farmer, The Boston Cooking-School Cook Book (1896)

Voir aussi