Bicerin
Une boisson chaude turinoise servie en couches dans un petit verre (bicerin signifie 'petit verre' en piémontais) : chocolat chaud épais au fond, café au milieu, crème de lait fouettée au-dessus, à ne pas mélanger.
Une boisson chaude turinoise servie en couches dans un petit verre (bicerin signifie 'petit verre' en piémontais) : chocolat chaud épais au fond, café au milieu, crème de lait fouettée au-dessus, à ne pas mélanger.
À Turin, vois-tu, le bicerin est une institution autant qu'une boisson. On te l'apporte dans un petit verre — bicerin veut dire 'petit verre' dans notre dialecte — et la règle est de ne pas le remuer : le chocolat dense reste au fond, le café au milieu, et la crème flotte au sommet comme une neige. On le boit ainsi, par couches, dans la chaleur d'un café aux miroirs anciens, un matin d'hiver où le brouillard mange le Pô. C'est, je crois, l'image même de ma ville : sérieuse, un peu grave, et pourtant secrètement gourmande.
- •Chocolat (gianduja turinois) — une part fondue (couche du fond)
- •Café fort — un petit verre (couche médiane)
- •Crème de lait — une cuillère (couche supérieure)
- •Sucre — selon le goût (douceur)
Bicerin
Une boisson chaude turinoise servie en couches dans un petit verre (bicerin signifie 'petit verre' en piémontais) : chocolat chaud épais au fond, café au milieu, crème de lait fouettée au-dessus, à ne pas mélanger.
Pourquoi ce plat ? Le bicerin est la boisson emblématique des cafés historiques de Turin, ville natale de Primo Levi. Café, chocolat et crème en couches dans un petit verre : c'est le réconfort tiède de la capitale du chocolat gianduja, le Turin civil et lettré que Levi a habité toute sa vie de chimiste-écrivain.
À Turin, vois-tu, le bicerin est une institution autant qu'une boisson. On te l'apporte dans un petit verre — bicerin veut dire 'petit verre' dans notre dialecte — et la règle est de ne pas le remuer : le chocolat dense reste au fond, le café au milieu, et la crème flotte au sommet comme une neige. On le boit ainsi, par couches, dans la chaleur d'un café aux miroirs anciens, un matin d'hiver où le brouillard mange le Pô. C'est, je crois, l'image même de ma ville : sérieuse, un peu grave, et pourtant secrètement gourmande.
Ingrédients (version d’époque)
- Chocolat (gianduja turinois) — une part fondue (couche du fond)
- Café fort — un petit verre (couche médiane)
- Crème de lait — une cuillère (couche supérieure)
- Sucre — selon le goût (douceur)
Ingrédients
- Chocolat noir — 60 g (couche du fond)
- Lait — 100 ml (pour le chocolat chaud)
- Café espresso bien serré — 2 tasses (couche médiane)
- Crème liquide entière — 100 ml, à peine fouettée (couche supérieure)
- Sucre — 1 à 2 c. à café (douceur)
Préparation
- Faire fondre le chocolat noir avec le lait à feu doux pour obtenir un chocolat chaud épais ; sucrer légèrement.
- Préparer un café espresso bien serré et chaud.
- Verser le chocolat chaud au fond de petits verres résistants à la chaleur.
- Ajouter délicatement le café par-dessus, à la cuillère, pour garder les couches.
- Couronner d'une crème à peine fouettée, sans remuer ; servir aussitôt.
Comment on faisait : Le bicerin descend de la bavareisa, boisson turinoise du XVIIIe siècle mêlant café, chocolat et lait. Il est associé au café Al Bicerin, ouvert en 1763, et à la tradition chocolatière de Turin, berceau de la gianduja née de l'association du cacao et de la noisette du Piémont. Le cacao, produit du Nouveau Monde, était bien sûr parfaitement courant au XXe siècle de Levi.
Le twist contemporain : Servir dans un verre transparent à double paroi pour mettre en valeur les trois couches café-chocolat-crème, façon coffee shop.
Primo Levi · Charactorium


