La carte de Simone Veil
Le grand repas du dimanche — le mijoté qu'on partage longtemps à table

Daube niçoise

FestifReconstitution🍄 🧂moyen4 h (+ marinade la veille)

Du bœuf longuement braisé au vin rouge avec lard, oignons, zeste d'orange séché et cèpes, jusqu'à devenir fondant. À Nice, on en garde une part pour en napper, le lendemain, des pâtes fraîches (les raviolis du dimanche).

Le grand repas du dimanche — le mijoté qu'on partage longtemps à table

Du bœuf longuement braisé au vin rouge avec lard, oignons, zeste d'orange séché et cèpes, jusqu'à devenir fondant. À Nice, on en garde une part pour en napper, le lendemain, des pâtes fraîches (les raviolis du dimanche).

La daube, c'était le plat du dimanche, celui qu'on lançait la veille et qui embaumait toute la maisonnée. Le secret, je vous le confie, tient dans le zeste d'orange séchée et la lenteur : il ne faut jamais brusquer la cuisson, à peine un frémissement. On en réservait toujours une part, car le lendemain, liée aux pâtes, elle valait presque mieux que la veille. C'est une cuisine de patience, et la patience, croyez-moi, je sais ce qu'elle vaut.
Simone Veil
Ingrédients
  • Bœuf à braiser (paleron, joue)une belle pièce (viande mijotée)
  • Vin rouge de Provencede quoi couvrir (braisage)
  • Lard, oignons, carottesselon la pièce (fond aromatique)
  • Zeste d'orange séché, cèpes séchésun peu (signature niçoise)
  • Olives noires de Niceune poignée (finition)
  • Huile d'olive, bouquet garniun filet, un bouquet (parfum)
Comment on faisait : La daube niçoise se distinguait de la provençale par l'orange et parfois les cèpes ; on la cuisait dans une « daubière » en terre posée au coin du feu pendant des heures. Le jus restant servait traditionnellement à lier la farce des raviolis du dimanche : rien ne se perdait.
Sources : Jacques Médecin, La Cuisine du Comté de Nice (1972)