Boorsok (petits beignets de la steppe)
Petits losanges de pâte levée frits jusqu'à devenir dorés et gonflés, croustillants dehors, moelleux dedans. On les trempe dans le thé, on les mange avec du miel, de la confiture ou la kaymak (crème épaisse).
Petits losanges de pâte levée frits jusqu'à devenir dorés et gonflés, croustillants dehors, moelleux dedans. On les trempe dans le thé, on les mange avec du miel, de la confiture ou la kaymak (crème épaisse).
Le matin, avant même que le thé ne soit prêt, on entendait grésiller la graisse dans le chaudron : ma grand-mère faisait sauter les boorsok, et ils gonflaient comme de petits coussins dorés. On en remplissait un grand plat au centre de la nappe, et chacun y plongeait la main entre deux gorgées de thé au lait. Trempe-les tout chauds dans le miel, et tu sauras pourquoi un enfant de Sheker n'oublie jamais l'odeur de sa maison.
- •Farine de blé — à volonté (pâte)
- •Lait ou eau — ce qu'il faut (détrempe)
- •Levain (ou ferment) — un peu (lève la pâte)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Graisse de mouton ou huile — pour la friture (cuisson)
Boorsok (petits beignets de la steppe)
Petits losanges de pâte levée frits jusqu'à devenir dorés et gonflés, croustillants dehors, moelleux dedans. On les trempe dans le thé, on les mange avec du miel, de la confiture ou la kaymak (crème épaisse).
Pourquoi ce plat ? Le pain et le thé ouvrent chaque journée dans son ancrage alimentaire. Le boorsok est le compagnon inséparable du bol de thé kirghize : on en empile une montagne dorée sur le dastorkon, du petit-déjeuner familial à l'accueil du visiteur, dans les aïls comme celui où grandit Aïtmatov.
Le matin, avant même que le thé ne soit prêt, on entendait grésiller la graisse dans le chaudron : ma grand-mère faisait sauter les boorsok, et ils gonflaient comme de petits coussins dorés. On en remplissait un grand plat au centre de la nappe, et chacun y plongeait la main entre deux gorgées de thé au lait. Trempe-les tout chauds dans le miel, et tu sauras pourquoi un enfant de Sheker n'oublie jamais l'odeur de sa maison.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — à volonté (pâte)
- Lait ou eau — ce qu'il faut (détrempe)
- Levain (ou ferment) — un peu (lève la pâte)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Graisse de mouton ou huile — pour la friture (cuisson)
Ingrédients
- Farine de blé — 500 g (pâte)
- Lait tiède — 250 ml (détrempe)
- Levure de boulanger — 7 g sèche (levée)
- Sucre — 1 c. à soupe (nourrit la levure + légère douceur)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Beurre fondu — 30 g (moelleux)
- Huile neutre — pour friture (cuisson)
Préparation
- Délayer la levure et le sucre dans le lait tiède ; laisser mousser 10 min.
- Mélanger farine et sel, ajouter le liquide et le beurre, pétrir en une pâte souple. Laisser lever 1 h sous un linge.
- Abaisser la pâte sur 1 cm et découper de petits losanges ou carrés.
- Laisser détendre 15 min.
- Frire par bains, dans l'huile à 170–180 °C, jusqu'à ce qu'ils soient gonflés et dorés ; retourner à mi-cuisson.
- Égoutter et empiler. Servir tièdes avec thé, miel, confiture ou crème épaisse.
Comment on faisait : On friait les boorsok dans la graisse de mouton fondue, au chaudron, au-dessus du foyer. Ils se conservaient plusieurs jours et accompagnaient aussi bien les fêtes que les repas de deuil ; on en glissait dans les sacoches pour la route.
Le twist contemporain : Servir une moitié roulée tiède dans le sucre, l'autre salée à tremper dans la crème : un même beignet, deux humeurs.
Tchinguiz Aïtmatov · Charactorium