La carte de Tchinguiz Aïtmatov
Kymyz (koumis, lait de jument fermenté)
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Boisson vive du dastorkon — sharap, le « vin » des nomades

Kymyz (koumis, lait de jument fermenté)

BoissonDocumentée🫙 🍋difficile8 à 24 h de fermentation
Boisson vive du dastorkon — sharap, le « vin » des nomades

Kymyz (koumis, lait de jument fermenté)

Pourquoi ce plat ? L'ancrage de sa fiche le dit : le koumis était « le lait de jument fermenté de son enfance ». Boisson sacrée des éleveurs d'Asie centrale, le kymyz revient comme une madeleine dans l'univers d'Aïtmatov, lié aux pâturages d'été (jailoo) et aux troupeaux de chevaux de son pays natal.

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Boisson vive du dastorkon — sharap, le « vin » des nomades

Lait de jument laissé à fermenter et longuement baratté : il devient une boisson légèrement pétillante, acidulée et faiblement alcoolisée, blanc laiteux, qu'on boit fraîche au plus fort de l'été.

Au jailoo, quand les juments mettaient bas et que l'herbe était haute, commençait le temps du kymyz. On versait le lait dans la saba, l'outre de cuir fumée, et toute la journée une main la battait avec le pilon de bois — on n'arrêtait jamais tout à fait, même la nuit. Le lait prenait vie, devenait piquant, acide, vivant sous la langue. Un bol de kymyz frais, et le voyageur épuisé reprenait courage : ce n'est pas une boisson, c'est le souffle même de la steppe.
Tchinguiz Aïtmatov
Ingrédients
  • Lait de jument fraisplein la saba (base)
  • Reste de kymyz mûr (levain)un peu (ensemence la fermentation)
Comment on faisait : On fermentait le lait dans la saba, outre de peau de cheval boucanée qui apportait ses propres ferments et un goût fumé. Le pilon de barattage s'appelle bishkek — c'est lui qui a donné son nom à la capitale du Kirghizistan, Frunze redevenue Bichkek, ville où vécut Aïtmatov.

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