La carte de Te Rauparaha
Aruhe tuki (galette de racine de fougère pilée)
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Kai māra / kai ngahere (nourriture des jardins et de la forêt)

Aruhe tuki (galette de racine de fougère pilée)

VoyageDocumentée☕ 🍯facile30 min
Kai māra / kai ngahere (nourriture des jardins et de la forêt)

Aruhe tuki (galette de racine de fougère pilée)

Pourquoi ce plat ? La racine de fougère (aruhe) était l'aliment de base quotidien des Māoris avant même la kūmara, et restait consommée massivement à l'époque de Te Rauparaha. Lors de ses déplacements entre Kāwhia et Kāpiti — un voyage de plusieurs centaines de kilomètres à pied et en waka —, ces galettes compactes constituaient une ration énergétique essentielle. C'était la nourriture du peuple, consommée par le chef comme par le dernier guerrier.

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Kai māra / kai ngahere (nourriture des jardins et de la forêt)

Racines de fougère aigle cuites, pilées au maillet de pierre jusqu'à obtenir une pâte fibreuse, puis façonnées en galettes compactes. Légèrement amères avec une douceur d'amidon, ces galettes étaient la base calorique de l'alimentation māorie pendant des siècles.

L'aruhe, c'est la nourriture de nos tūpuna depuis toujours, bien avant que la kūmara ne traverse l'océan avec nos ancêtres. On arrache la racine de la terre, on la cuit dans les cendres, et on la bat avec le patu aruhe jusqu'à ce que les fibres se séparent de l'amidon. On mâche, on recrache les fibres, on avale le reste. Ça colle au ventre d'un guerrier en marche. Quand j'ai mené mes hommes de Kāwhia vers le sud, c'est l'aruhe qui nous a portés.
Te Rauparaha
Ingrédients
  • Racines d'aruhe (fougère aigle, Pteridium esculentum)Grande quantité, récoltées en hiver (Base amylacée)
  • EauPour le trempage et la cuisson (Réhydratation)
Comment on faisait : La fougère aigle (Pteridium esculentum) poussait abondamment en Nouvelle-Zélande, surtout après les brûlis. Ses rhizomes étaient récoltés en hiver quand l'amidon était concentré. La préparation traditionnelle impliquait une cuisson dans les cendres chaudes, suivie d'un pilage vigoureux avec un patu aruhe (maillet de pierre spécifique). On séparait les fibres de la partie amylacée en mâchant, recrachant les fibres dures et avalant la pâte nutritive. Ce processus, décrit par les premiers observateurs européens, surprenait beaucoup les visiteurs. L'aruhe a progressivement été remplacée par la pomme de terre européenne au début du XIXe siècle.
Sources : Best, Elsdon. « Forest Lore of the Maori », Dominion Museum Bulletin n° 14, Wellington, 1942. · Colenso, William. « On the Vegetable Food of the Ancient New Zealanders before Cook's Visit », Transactions of the New Zealand Institute, vol. 13, 1880. · Leach, Helen. « 1,000 Years of Gardening in New Zealand », A.H. & A.W. Reed, Wellington, 1984.

Voir aussi