La carte de Te Rauparaha
Kai hākari (nourriture de festin)

Hāngi toa (hāngi du guerrier : kererū et kūmara)

FestifReconstitution🍯 🍄moyen3 h 30

Pigeons des bois entiers cuits à l'étouffée dans un four de terre avec des patates douces, enveloppés dans des feuilles de lin. La cuisson lente confère une tendreté fondante aux oiseaux et une douceur caramélisée aux kūmara, le tout imprégné d'un parfum de terre et de fumée végétale.

Kai hākari (nourriture de festin)

Pigeons des bois entiers cuits à l'étouffée dans un four de terre avec des patates douces, enveloppés dans des feuilles de lin. La cuisson lente confère une tendreté fondante aux oiseaux et une douceur caramélisée aux kūmara, le tout imprégné d'un parfum de terre et de fumée végétale.

Quand mes guerriers reviennent victorieux, je fais creuser le hāngi avant même qu'ils aient posé leurs taiaha. On chauffe les pierres jusqu'à ce qu'elles chantent, on empile les kererū gras de la saison des baies de miro, les kūmara rouges de nos jardins, et on recouvre de terre. Toute la nuit, la terre fait son œuvre. Au matin, quand on ouvre le four, la vapeur porte l'odeur de la victoire. Un hākari de trois jours — voilà ce qui cimente le mana d'un chef parmi les siens.
Te Rauparaha
Ingrédients
  • Kererū (pigeons des bois)4 à 6 oiseaux entiers, plumés (Viande festive de prestige)
  • Kūmara (patates douces)Grande quantité, variétés rouges (Féculent principal)
  • Feuilles de harakeke (lin néo-zélandais)Larges feuilles pour envelopper (Enveloppe de cuisson)
  • Pierres volcaniquesSuffisamment pour tapisser le fond du four (Source de chaleur)
Comment on faisait : Le hāngi demandait un travail collectif : un trou d'un mètre de profondeur, des heures à chauffer les pierres au feu de bois, puis un empilement soigneux — kūmara en bas (cuisson longue), viandes au-dessus, le tout recouvert de feuilles de harakeke mouillées et de terre. La cuisson durait de quatre à douze heures. Les kererū étaient particulièrement prisés quand ils étaient gras de baies de miro ou de kahikatea, entre mars et mai. Le hāngi reste aujourd'hui une pratique vivante lors des hui (rassemblements) et des tangihanga (funérailles).
Sources : Best, Elsdon. « Maori Agriculture », Dominion Museum Bulletin n° 9, Wellington, 1925. · Leach, Helen. « 1,000 Years of Gardening in New Zealand », A.H. & A.W. Reed, Wellington, 1984. · Polack, Joel S. « New Zealand: Being a Narrative of Travels and Adventures », London, 1838.

Voir aussi