La carte de Hone Heke
Hākari (festin collectif)

Hāngi kai (porc et kumara au four enterré)

FestifDocumentée🧂 🍄 🍯moyen4 h 30 (dont 4 h de cuisson)

Pièce de porc et kumara cuits ensemble dans un hāngi — le four creusé en terre, tapissé de pierres brûlantes et recouvert de feuilles puis de terre. La cuisson lente à l'étouffée donne une viande fondante à la saveur fumée et terreuse, et une kumara confite. C'est le plat des grandes occasions māories.

Hākari (festin collectif)

Pièce de porc et kumara cuits ensemble dans un hāngi — le four creusé en terre, tapissé de pierres brûlantes et recouvert de feuilles puis de terre. La cuisson lente à l'étouffée donne une viande fondante à la saveur fumée et terreuse, et une kumara confite. C'est le plat des grandes occasions māories.

Quand je rassemble mes toa pour un hākari, c'est le hāngi qui parle pour moi. On creuse la terre de nos ancêtres, on chauffe les pierres jusqu'à ce qu'elles chantent, et on dépose le porc — oui, le porc des Pākehā, car ce qui est bon dans leur monde, nous le prenons et nous le faisons nôtre. Avec la kumara par-dessus, le tout enveloppé dans les feuilles du bush. Quand on ouvre le hāngi, la vapeur monte comme un karakia. Chaque guerrier qui mange sait que cette terre nous nourrit, et c'est pour elle que nous combattons.
Hone Heke
Ingrédients
  • Porc (épaule ou flanc)Un beau morceau pour le groupe (Viande principale)
  • KumaraNombreux tubercules (Accompagnement)
  • Feuilles de harakeke ou fougère arborescenteEn quantité pour envelopper (Enveloppe de cuisson)
  • Pierres volcaniquesSuffisamment pour tapisser le fond (Source de chaleur)
  • EauPour créer la vapeur (Vapeur)
Comment on faisait : Le hāngi traditionnel demandait un travail collectif considérable : creuser le trou (rua), chauffer les pierres volcaniques pendant des heures, préparer les couches de feuilles (souvent de fougère arborescente, kōuka ou harakeke). Le porc n'est arrivé en Nouvelle-Zélande qu'avec James Cook (1769-1770), mais dès les années 1820-1830, les Ngāpuhi de la Baie des Îles élevaient des porcs en nombre. Les missionnaires et marchands notaient la rapidité avec laquelle les Māoris avaient intégré le porc dans leurs festins, le cuisant dans le hāngi exactement comme les oiseaux et poissons traditionnels.
Sources : Polack, Joel Samuel. Manners and Customs of the New Zealanders, vol. I. London: James Madden, 1840. · Best, Elsdon. « Maori Agriculture ». Dominion Museum Bulletin, no. 9, 1925. · Leach, Helen. « 1,000 Years of Gardening in New Zealand ». Auckland University Press, 2005.

Voir aussi