La carte de Te Rauparaha
Ika maroke (poisson séché au vent du détroit)
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Kai whakaputu (nourriture de conservation)

Ika maroke (poisson séché au vent du détroit)

ConservationDocumentée🧂 🍄facile2 h + 48-72 h de séchage
Kai whakaputu (nourriture de conservation)

Ika maroke (poisson séché au vent du détroit)

Pourquoi ce plat ? Les campagnes militaires de Te Rauparaha — ses raids sur Kaiapoi et la côte de l'Île du Sud — nécessitaient des réserves transportables sur les waka taua (pirogues de guerre). Le poisson séché au vent, léger et durable, était la ration de guerre par excellence des taua (expéditions armées) māories. Le détroit de Cook, que Te Rauparaha traversait régulièrement, fournissait un poisson abondant et un vent idéal pour le séchage.

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Kai whakaputu (nourriture de conservation)

Filets de poisson salés à l'eau de mer puis séchés au vent sur des claies de bois pendant plusieurs jours. Le résultat est une chair ferme, concentrée en saveur, qui se conserve des semaines et se consomme telle quelle ou réhydratée dans un bouillon.

Avant chaque taua, mes femmes préparent l'ika maroke. On fend les poissons en deux d'un coup de coquillage, on les trempe dans la mer, et on les suspend aux claies face au vent de Kāpiti. Ce vent du détroit, il ne s'arrête jamais — en trois jours, le poisson est dur comme du bois et léger comme une plume. Un guerrier porte assez d'ika maroke pour dix jours de marche dans son kete. Celui qui part en campagne le ventre vide ne combat pas — il meurt.
— Te Rauparaha
Ingrédients
  • •Poissons entiers (kahawai, barracouta ou hapuku) — Plusieurs gros poissons (Base à conserver)
  • •Eau de mer — Abondante (Salaison naturelle)
  • •Claies de mānuka (bois aromatique) — Structure de séchage (Support de séchage)
Comment on faisait : Le séchage au vent (whakamaroke) était la principale méthode de conservation māorie. Les poissons étaient fendus à l'aide de couteaux en obsidienne ou en coquillage, puis suspendus à des whata (plateformes surélevées) face au vent dominant. Le bois de mānuka, légèrement aromatique, était parfois utilisé pour les claies, ajoutant une note fumée subtile. Des quantités considérables étaient préparées lors des migrations saisonnières de poissons. Les réserves, gardées dans des pātaka (greniers sur pilotis), étaient un signe de richesse du hapū (clan).
Sources : Best, Elsdon. « Fishing Methods and Devices of the Maori », Dominion Museum Bulletin n° 12, Wellington, 1929. · Leach, B. Foss & Leach, Helen. « Prehistoric Man in Palliser Bay », National Museum of New Zealand Bulletin 21, 1979.

Voir aussi