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Vin aux épices et au miel (claré / piment médiéval)
Pourquoi ce plat ? La Règle autorise le vin avec mesure, surtout aux jours de grande fête religieuse. Le vin épicé et adouci de miel, très en vogue dans l'Europe du XIIIe siècle (notamment à Paris où Thomas enseigna), réchauffait et passait aussi pour aider la digestion après les repas communautaires.
Du vin rouge chauffé doucement avec du miel, de la cannelle, du gingembre et des clous de girofle, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. Une boisson chaude, douce et épicée, servie en petite quantité, à savourer lentement.
Le vin, pris avec mesure, réjouit le cœur de l'homme sans troubler la raison — c'est l'excès, non le breuvage, que je tiens pour vice. En ces jours de grande fête, fais tiédir le vin avec un peu de miel et de ces épices venues de l'Orient, girofle, canèle et gingembre, puis passe-le par un linge jusqu'à ce qu'il soit clair. Bois-en un gobelet modeste, coupé d'eau si ton tempérament est chaud, et qu'il échauffe doucement le ventre après le repas. La tempérance, vois-tu, n'interdit pas la joie : elle lui donne sa juste mesure.
- •Vin rouge — un pichet (base)
- •Miel — selon le goût (douceur)
- •Cannelle, gingembre, girofle — quelques épices pilées (parfum chaud)
- •Grains de paradis ou poivre long — une pincée (épice noble)
Vin aux épices et au miel (claré / piment médiéval)
Du vin rouge chauffé doucement avec du miel, de la cannelle, du gingembre et des clous de girofle, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. Une boisson chaude, douce et épicée, servie en petite quantité, à savourer lentement.
Pourquoi ce plat ? La Règle autorise le vin avec mesure, surtout aux jours de grande fête religieuse. Le vin épicé et adouci de miel, très en vogue dans l'Europe du XIIIe siècle (notamment à Paris où Thomas enseigna), réchauffait et passait aussi pour aider la digestion après les repas communautaires.
Le vin, pris avec mesure, réjouit le cœur de l'homme sans troubler la raison — c'est l'excès, non le breuvage, que je tiens pour vice. En ces jours de grande fête, fais tiédir le vin avec un peu de miel et de ces épices venues de l'Orient, girofle, canèle et gingembre, puis passe-le par un linge jusqu'à ce qu'il soit clair. Bois-en un gobelet modeste, coupé d'eau si ton tempérament est chaud, et qu'il échauffe doucement le ventre après le repas. La tempérance, vois-tu, n'interdit pas la joie : elle lui donne sa juste mesure.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un pichet (base)
- Miel — selon le goût (douceur)
- Cannelle, gingembre, girofle — quelques épices pilées (parfum chaud)
- Grains de paradis ou poivre long — une pincée (épice noble)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Miel — 4 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Gingembre frais en lamelles — 3 tranches (épice)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Poivre long ou poivre noir en grains — 4 grains (épice)
- Eau — pour couper au service (optionnel) (tempérance)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole, ajouter miel et épices.
- Chauffer très doucement sans jamais bouillir, 15-20 min, pour infuser sans brûler l'alcool ni l'amertume.
- Goûter et ajuster le miel.
- Filtrer au travers d'un linge fin ou d'un tamis pour obtenir un liquide limpide.
- Servir tiède en petits gobelets, coupé d'un peu d'eau chaude pour qui préfère.
Comment on faisait : Le « piment » ou « claré » médiéval était un vin sucré au miel et infusé d'épices coûteuses (cannelle, gingembre, girofle, poivre long), filtré dans un sac de tissu appelé « manche d'Hippocrate » — d'où le nom plus tardif d'hypocras. On le buvait en fin de repas et dans les fêtes ; les épices, importées à grands frais d'Orient, en faisaient une boisson de prestige autant qu'un « remède » digestif.
Le twist contemporain : Servi en petit verre à liqueur avec un bâton de cannelle en touillette ; version sans alcool en remplaçant le vin par du jus de raisin rouge infusé de la même façon.
Thomas d'Aquin · Charactorium





