retournerHarengs soused — poisson mariné au verjus et épices pour jour maigre
Harengs soused — poisson mariné au verjus et épices pour jour maigre
Pourquoi ce plat ? La fiche le note : Hobbes mangeait du poisson « particulièrement les jours religieux ». L'Angleterre conservait par loi les jours maigres (vendredis, carême), où la viande cédait la place au poisson — souvent soused, c'est-à-dire mariné dans un bouillon acidulé qui le conservait plusieurs jours.
Des harengs (ou maquereaux) pochés puis laissés à mariner dans un bouillon de verjus ou vinaigre épicé. Une préparation acidulée qui conserve le poisson et le parfume, mangée froide les jours sans viande.
Les lois du royaume voulaient que l'on mangeât maigre certains jours — moins, je gage, par piété que pour soutenir nos pêcheurs et nos vaisseaux. Soit ; je m'y pliais de bon cœur, car l'obéissance aux lois civiles fait la paix commune. On pochait le hareng, puis on le couchait dans son bouillon aigri de verjus, relevé de macis et de quelques baies, et on le laissait là deux ou trois jours. Froid, avec un quignon de pain bis, il fait un dîner sobre et de longue garde — et la sobriété, croyez-moi, est mère de la longue vie.
- •Harengs frais (ou maquereaux) — quelques-uns (poisson)
- •Verjus (jus de raisin vert) ou vinaigre de cidre — ce qu'il faut (agent acide conservateur)
- •Macis, clou de girofle, poivre en grains, feuille de laurier — une pincée (épices)
- •Oignon émincé — un (aromate)
- •Sel — selon le goût (conservation)
Harengs soused — poisson mariné au verjus et épices pour jour maigre
Des harengs (ou maquereaux) pochés puis laissés à mariner dans un bouillon de verjus ou vinaigre épicé. Une préparation acidulée qui conserve le poisson et le parfume, mangée froide les jours sans viande.
Pourquoi ce plat ? La fiche le note : Hobbes mangeait du poisson « particulièrement les jours religieux ». L'Angleterre conservait par loi les jours maigres (vendredis, carême), où la viande cédait la place au poisson — souvent soused, c'est-à-dire mariné dans un bouillon acidulé qui le conservait plusieurs jours.
Les lois du royaume voulaient que l'on mangeât maigre certains jours — moins, je gage, par piété que pour soutenir nos pêcheurs et nos vaisseaux. Soit ; je m'y pliais de bon cœur, car l'obéissance aux lois civiles fait la paix commune. On pochait le hareng, puis on le couchait dans son bouillon aigri de verjus, relevé de macis et de quelques baies, et on le laissait là deux ou trois jours. Froid, avec un quignon de pain bis, il fait un dîner sobre et de longue garde — et la sobriété, croyez-moi, est mère de la longue vie.
Ingrédients (version d’époque)
- Harengs frais (ou maquereaux) — quelques-uns (poisson)
- Verjus (jus de raisin vert) ou vinaigre de cidre — ce qu'il faut (agent acide conservateur)
- Macis, clou de girofle, poivre en grains, feuille de laurier — une pincée (épices)
- Oignon émincé — un (aromate)
- Sel — selon le goût (conservation)
Ingrédients
- Maquereaux ou harengs en filets — 4 filets (poisson)
- Vinaigre de cidre (+ un peu de verjus si possible) — 200 ml (agent acide)
- Eau — 200 ml (bouillon)
- Macis, 4 clous de girofle, poivre en grains, 1 laurier — 1 c. à café d'épices (épices)
- Oignon en fines rondelles — 1 (aromate)
- Sel — 1 c. à café (conservation/goût)
Préparation
- Portez à frémissement l'eau, le vinaigre, le sel, les épices, le laurier et l'oignon ; laissez infuser 10 min.
- Déposez les filets de poisson dans ce bouillon chaud, pochez doucement 5 à 6 min sans bouillir fort.
- Transvasez délicatement poisson et bouillon dans un récipient, laissez refroidir.
- Couvrez et réservez au frais au moins 24 h (jusqu'à 3 jours) : le poisson s'imprègne et se conserve.
- Servez froid, avec son oignon mariné et du pain de seigle.
Comment on faisait : « Sousing » désigne la marinade acidulée qui conservait le poisson et certaines viandes avant la réfrigération. L'Angleterre des Tudor et des Stuart imposait des « fish days » par la loi, autant pour la religion que pour soutenir la marine et la pêche.
Le twist contemporain : Servi sur une tartine de pain de seigle beurré avec un peu d'aneth : un « rollmop » d'inspiration baroque, parfait en entrée fraîche.
Sources : Gervase Markham, The English Huswife (1615) · Robert May, The Accomplisht Cook (1660)
Thomas Hobbes · Charactorium





