La carte de Tokhtamych
Içimlik (boisson du dastarkhan)

Koumis — lait de jument fermenté

BoissonDocumentée🍋 🫙facile48 h (fermentation)

Boisson légèrement pétillante et acidulée obtenue par fermentation du lait de jument dans une outre de cuir. Légèrement alcoolisée (2-3°), laiteuse et rafraîchissante, elle a un goût unique entre yaourt liquide et cidre léger. L'adaptation moderne utilise du lait de vache fermenté au kéfir.

Içimlik (boisson du dastarkhan)

Boisson légèrement pétillante et acidulée obtenue par fermentation du lait de jument dans une outre de cuir. Légèrement alcoolisée (2-3°), laiteuse et rafraîchissante, elle a un goût unique entre yaourt liquide et cidre léger. L'adaptation moderne utilise du lait de vache fermenté au kéfir.

Le koumis, c'est le sang blanc de la steppe. Mes aïeux le buvaient déjà quand Gengis Khan chevauchait vers l'ouest, et moi je le bois chaque matin dans ma coupe d'argent avant de monter en selle. Tu vois cette outre de cuir suspendue à l'entrée de ma yourte ? Chaque homme qui passe doit la battre — c'est la règle. Plus on la bat, plus le koumis chante. Le jour où j'ai pris Moscou, mes cavaliers en avaient bu trois outres chacun avant l'aube. C'est lui qui met le feu dans les veines et le calme dans la tête.
Tokhtamych
Ingrédients
  • Lait de jument fraisune outre pleine (Base de la fermentation)
  • Levain de koumis (kor)une louche de la fournée précédente (Ferment)
Comment on faisait : Le koumis est documenté par de nombreux voyageurs médiévaux : Guillaume de Rubrouck (1253) décrit en détail sa fabrication dans les campements mongols, notant que l'outre de cuir (saba/torsuk) suspendue à l'entrée de la yourte devait être battue par chaque visiteur. Ibn Battûta (XIVe siècle) mentionne également cette boisson chez les Turcs de la Horde d'or. Le vrai koumis ne peut se faire qu'avec du lait de jument, naturellement plus riche en lactose que le lait de vache, ce qui permet une fermentation alcoolique plus poussée.
Sources : Guillaume de Rubrouck, « Voyage dans l'Empire mongol », 1253 (trad. Claude et René Kappler, Payot, 1985) · Ibn Battûta, « Rihla », XIVe siècle (trad. Defremery & Sanguinetti)

Voir aussi