La carte de Yusuf Balasaguni
Içimlik (boisson)

Qymyz (قمز)

BoissonDocumentée🍋 🫙facile48h (fermentation)

Lait de jument fermenté, légèrement pétillant et acidulé, boisson sacrée de la steppe turque. Sa version domestique au lait de vache, le kéfir, en est une adaptation accessible.

Içimlik (boisson)

Lait de jument fermenté, légèrement pétillant et acidulé, boisson sacrée de la steppe turque. Sa version domestique au lait de vache, le kéfir, en est une adaptation accessible.

Le qymyz est le sang blanc de la steppe, la boisson de nos pères. Je suis un homme de la ville et du Livre, mais ma lignée est de cavaliers, et je n'ai jamais oublié le goût de cette écume légère que l'on bat dans l'outre de cuir. À la cour de Kachgar, on sert aussi des sorbets et de l'eau de rose, mais quand viennent les émissaires des tribus, c'est le qymyz que l'on présente en premier, car il dit : nous sommes Turcs, et nos traditions vivent.
Yusuf Balasaguni
Ingrédients
  • Lait de jument fraisune outre pleine (base de la fermentation)
  • Levain de qymyz (résidu d'une précédente fermentation)un bol (ferment)
Comment on faisait : Le qymyz (kumiss) est documenté chez les peuples turcs et mongols depuis l'Antiquité. Guillaume de Rubrouck (XIIIe siècle) le décrit en détail. Mahmud al-Kashgari consigne le mot 'qymyz' dans son dictionnaire et note que les Turcs en consomment abondamment. La fermentation se faisait dans des outres en cuir (saba) que l'on battait régulièrement. Le lait de jument, plus sucré et plus pauvre en caséine que le lait de vache, donne une boisson plus légère et naturellement pétillante.
Sources : Mahmud al-Kashgari, Dîwân Lughât al-Turk, 1072-1074 · Guillaume de Rubrouck, Itinerarium, 1253-1255 · Paul D. Buell, 'Mongol Empire and Turkicization: The Evidence of Food and Foodways', in The Mongol Empire and Its Legacy, 1999

Voir aussi