La carte de Alice Guy
Blanquette de veau à l'ancienne
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Le relevé / la pièce de résistance (cœur du repas)

Blanquette de veau à l'ancienne

FestifReconstitution🧂 🍄 🍋moyen2 h
Le relevé / la pièce de résistance (cœur du repas)

Blanquette de veau à l'ancienne

Pourquoi ce plat ? La blanquette était le plat des dimanches et des réceptions de la bourgeoisie parisienne — un plat mijoté qu'on dresse joliment et qu'on partage. Pour une femme qui recevait les actrices, opérateurs et bailleurs de la Solax à sa table, c'était le plat de prestige sans ostentation : français jusqu'au bout, même servi dans le New Jersey.

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Le relevé / la pièce de résistance (cœur du repas)

Un ragoût blanc de veau cuit en bouillon aromatique, garni de petits oignons et de champignons, nappé d'une sauce veloutée liée au jaune d'œuf et relevée d'un trait de citron. Le grand classique de la table bourgeoise des jours de fête.

Quand je recevais, c'était la blanquette ou rien — un plat qui a de la tenue mais qui ne crâne pas, à mon image. On cuit le veau à tout petit bouillon, en écumant sans relâche pour que la sauce reste d'un blanc immaculé. La liaison, voilà tout l'art : on délaie les jaunes avec la crème, on les marie à la sauce hors du feu, surtout sans laisser bouillir, sinon tout est perdu ! Un trait de citron pour réveiller le tout, et l'on tient là un plat dont mes invités américains, je vous assure, redemandaient.
Alice Guy
Ingrédients
  • Épaule et tendron de veauun beau morceau (viande mijotée)
  • Carotte, oignon piqué de clou de girofle, bouquet garnigarniture aromatique (parfum du bouillon)
  • Petits oignons et champignons de coucheune garniture (garniture)
  • Beurre et farineà parts égales (roux blanc)
  • Jaunes d'œufs et crèmequelques-uns (liaison finale)
  • Citronun filet (acidité)
Comment on faisait : La blanquette figure dans tous les grands livres de cuisine de l'époque. On veillait jalousement à la blancheur de la viande : écumage constant, aucun roux coloré, cuisson douce. La liaison aux jaunes d'œufs « monte » la sauce sans la faire trancher — un savoir-faire qu'on transmettait de cuisinière en cuisinière.
Sources : Auguste Escoffier, Le Guide culinaire, 1903 · Mme E. Saint-Ange, Le Livre de cuisine, 1927

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