Vin brûlé (vin chaud épicé des brumes lombardes)
Un vin rouge chauffé avec sucre, cannelle, clou de girofle et zestes d'agrumes. La boisson de réconfort des hivers lombards, parfumée et réchauffante, qu'on sirote au coin du feu.
Un vin rouge chauffé avec sucre, cannelle, clou de girofle et zestes d'agrumes. La boisson de réconfort des hivers lombards, parfumée et réchauffante, qu'on sirote au coin du feu.
Quand la nebbia, ce brouillard de notre plaine, s'accroche aux fenêtres et que les doigts gèlent sur les touches, rien ne vaut un verre de vin brûlé. On prend un rouge honnête — pas le meilleur, gardez-le pour la table — on le chauffe sans le faire bouillir, avec du sucre, un bâton de cannelle, deux ou trois clous de girofle et l'écorce d'une orange. Il faut le surveiller : qu'il fume, mais jamais qu'il bout, car l'esprit du vin s'envolerait. On le boit brûlant entre amis de l'orchestre, et le brouillard, soudain, se fait moins triste.
- •Vin rouge du terroir (Oltrepò, type robuste) — une bouteille (base)
- •Sucre — quelques cuillerées (douceur)
- •Cannelle en bâton — un bâton (épice)
- •Clou de girofle — deux ou trois (épice)
- •Écorce d'orange et de citron — quelques lanières (parfum)
Vin brûlé (vin chaud épicé des brumes lombardes)
Un vin rouge chauffé avec sucre, cannelle, clou de girofle et zestes d'agrumes. La boisson de réconfort des hivers lombards, parfumée et réchauffante, qu'on sirote au coin du feu.
Pourquoi ce plat ? Dans les hivers brumeux de la plaine du Pô et de Milan, le vin brûlé réchauffait osterie et veillées. Ponchielli, qui prenait ses repas dans les osterie du quartier du Conservatoire, aura connu ce vin chaud aux épices après les longues répétitions sous le brouillard milanais.
Quand la nebbia, ce brouillard de notre plaine, s'accroche aux fenêtres et que les doigts gèlent sur les touches, rien ne vaut un verre de vin brûlé. On prend un rouge honnête — pas le meilleur, gardez-le pour la table — on le chauffe sans le faire bouillir, avec du sucre, un bâton de cannelle, deux ou trois clous de girofle et l'écorce d'une orange. Il faut le surveiller : qu'il fume, mais jamais qu'il bout, car l'esprit du vin s'envolerait. On le boit brûlant entre amis de l'orchestre, et le brouillard, soudain, se fait moins triste.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge du terroir (Oltrepò, type robuste) — une bouteille (base)
- Sucre — quelques cuillerées (douceur)
- Cannelle en bâton — un bâton (épice)
- Clou de girofle — deux ou trois (épice)
- Écorce d'orange et de citron — quelques lanières (parfum)
Ingrédients
- Vin rouge corsé (Oltrepò Pavese, Barbera) — 750 ml (base)
- Sucre — 80 g (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Zestes d'orange et de citron — d'1 orange et 1/2 citron (parfum)
- Anis étoilé (optionnel) — 1 (parfum)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le sucre.
- Ajouter la cannelle, les clous de girofle, les zestes d'agrumes (et l'anis étoilé).
- Chauffer doucement en remuant pour dissoudre le sucre.
- Maintenir juste sous le frémissement 10 à 15 minutes, sans jamais faire bouillir (pour garder l'alcool et éviter l'amertume).
- Filtrer et servir brûlant dans des tasses ou des verres épais.
- Pour une version sans alcool destinée aux plus jeunes : remplacer le vin par du jus de raisin rouge avec les mêmes épices.
Comment on faisait : Le vin chaud épicé est une tradition ancienne des régions froides et brumeuses ; en Lombardie, le vin brûlé réchauffait les marchés et les veillées d'hiver. On utilisait un vin ordinaire que les épices anoblissaient, et le sucre — devenu plus accessible au XIXe siècle — adoucissait l'ensemble.
Le twist contemporain : Servi dans un verre à anse avec un bâton de cannelle en touillette et un zeste flambé pour le parfum à table.
Sources : Tradition du vin brûlé / vin chaud épicé d'Italie du Nord
Amilcare Ponchielli · Charactorium

