La carte de E.T.A. Hoffmann
Hauptgericht du Mittagessen (plat principal du repas chaud de midi, plat de fête régional)

Königsberger Klopse (boulettes de Königsberg à la sauce aux câpres)

FestifDocumentée🧂 🍋 🍄moyen1 h

Des boulettes délicates de viande hachée pochées dans un bouillon, nappées d'une sauce blanche soyeuse rehaussée de câpres, d'anchois et d'un trait de citron. L'acidité et le piquant des câpres font toute la finesse de ce plat de la Baltique.

Hauptgericht du Mittagessen (plat principal du repas chaud de midi, plat de fête régional)

Des boulettes délicates de viande hachée pochées dans un bouillon, nappées d'une sauce blanche soyeuse rehaussée de câpres, d'anchois et d'un trait de citron. L'acidité et le piquant des câpres font toute la finesse de ce plat de la Baltique.

Ah, vous voilà attablé devant le plat de ma ville natale, et je vous le dis avec la gravité d'un conseiller à la cour : on ne badine pas avec les Klopse ! Que la boulette soit tendre comme un adagio, et que la sauce, pâle et lustrée, cache en son sein ces petites câpres acidulées qui pétillent sous la dent comme autant de notes piquées. Ma vieille tante de Königsberg y glissait toujours un anchois fondu, secret qu'elle me confia en me menaçant des pires sortilèges si je le trahissais — voyez, je le trahis tout de même. Pressez-y un filet de citron au dernier moment : c'est là tout l'esprit de la Baltique, mon ami, salin et vif comme le vent de la Pregel.
E.T.A. Hoffmann
Ingrédients
  • Viande de veau et de porc hachéeselon les convives (base des boulettes)
  • Petit pain rassis trempé au laitun peu (liant moelleux)
  • Œuf1 (liant)
  • Oignon, sel, poivre, muscadeau goût (assaisonnement)
  • Câpresune bonne cuillère (acidité signature)
  • Anchois salés1 ou 2 (umami discret)
  • Beurre et farinepour le roux (liaison de la sauce)
  • Citronun filet (vivacité finale)
Comment on faisait : À l'époque de Hoffmann, on pochait les boulettes dans le bouillon de la marmite et la sauce se liait au jaune d'œuf ou à la crème, les câpres et les anchois (importés et conservés au sel) apportant l'acidité et la profondeur. C'était un plat bourgeois de fête, témoin du commerce maritime de Königsberg.
Sources : Henriette Davidis, Praktisches Kochbuch (1845) — recueil de référence de la cuisine domestique allemande du XIXe siècle