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Asado gaucho au feu de bois
Pourquoi ce plat ? Avant l'Italie, Garibaldi passa une douzaine d'années en Amérique du Sud (Brésil, Uruguay), combattant pour la République Riograndense puis Montevideo. Il y adopta la vie des gauchos et leur asado — la viande grillée lentement au-dessus des braises, mangée en campagne, debout, le couteau à la main.
De larges pièces de bœuf simplement salées, grillées lentement au-dessus de braises de bois, jusqu'à une croûte dorée et un cœur juteux. Le repas du cavalier des pampas, sans façon.
Là-bas, dans les pampas, j'ai appris à vivre selle sous le ciel. Le gaucho ne connaît qu'un secret : du sel, du feu de bois, et de la patience. On plante la viande près des braises, on attend, on parle, on boit le maté à la ronde — et quand la croûte chante, on coupe son morceau au couteau et on mord à pleines dents. Pas d'assiette, pas de chichi : c'est le festin des hommes libres, et jamais table de salon ne m'a paru plus belle.
- •Bœuf des pampas (côtes, flanchet, larges pièces) — à volonté (viande)
- •Gros sel — à la main (assaisonnement unique)
- •Braises de bois dur — un bon feu (cuisson lente)
Asado gaucho au feu de bois
De larges pièces de bœuf simplement salées, grillées lentement au-dessus de braises de bois, jusqu'à une croûte dorée et un cœur juteux. Le repas du cavalier des pampas, sans façon.
Pourquoi ce plat ? Avant l'Italie, Garibaldi passa une douzaine d'années en Amérique du Sud (Brésil, Uruguay), combattant pour la République Riograndense puis Montevideo. Il y adopta la vie des gauchos et leur asado — la viande grillée lentement au-dessus des braises, mangée en campagne, debout, le couteau à la main.
Là-bas, dans les pampas, j'ai appris à vivre selle sous le ciel. Le gaucho ne connaît qu'un secret : du sel, du feu de bois, et de la patience. On plante la viande près des braises, on attend, on parle, on boit le maté à la ronde — et quand la croûte chante, on coupe son morceau au couteau et on mord à pleines dents. Pas d'assiette, pas de chichi : c'est le festin des hommes libres, et jamais table de salon ne m'a paru plus belle.
Ingrédients (version d’époque)
- Bœuf des pampas (côtes, flanchet, larges pièces) — à volonté (viande)
- Gros sel — à la main (assaisonnement unique)
- Braises de bois dur — un bon feu (cuisson lente)
Ingrédients
- Côtes de bœuf ou bavette épaisse — 1,2 kg (viande)
- Gros sel marin — 2 c. à s. (assaisonnement)
- Charbon de bois / bois dur — pour braises (cuisson)
- Persil, ail, origan, vinaigre, huile (chimichurri, optionnel) — 1 bol (sauce d'accompagnement)
Préparation
- Préparer un feu de bois et laisser tomber en braises (pas de flammes vives) : c'est la chaleur douce qui fait l'asado.
- Saler généreusement la viande au gros sel sur les deux faces, sans autre assaisonnement.
- Disposer les pièces sur la grille, assez haut au-dessus des braises, et cuire lentement (45 min à 1 h selon l'épaisseur) en retournant une seule fois.
- Préparer un chimichurri en mélangeant persil, ail, origan, vinaigre, huile et sel (option moderne très répandue).
- Laisser reposer la viande 10 min, trancher contre le grain et servir avec le chimichurri.
Comment on faisait : Dans le Rio Grande do Sul et l'Uruguay du XIXe siècle, l'asado était à la fois nourriture quotidienne et rituel social des gauchos : on abattait une bête, on salait, on plantait la viande sur des broches près du feu pour des heures. Garibaldi, intégré à ce monde de cavaliers révolutionnaires, en partagea le mode de vie rustique.
Le twist contemporain : Servir façon "asado de los Mil" sur une grande planche de bois à partager au centre de la table, chimichurri dans une petite gourde, pour reproduire l'esprit du feu collectif.
Giuseppe Garibaldi · Charactorium





