Minestrone du potager de Caprera au pesto
Une grosse soupe de légumes de saison, longuement mijotée, où l'on fond au dernier moment une cuillerée de pesto au basilic et à l'huile d'olive. Nourrissante, économe, faite de ce que donne le potager.
Une grosse soupe de légumes de saison, longuement mijotée, où l'on fond au dernier moment une cuillerée de pesto au basilic et à l'huile d'olive. Nourrissante, économe, faite de ce que donne le potager.
Viens t'asseoir, l'ami, et ne fais pas de cérémonie. Sur mon île, je bêche ma terre le matin et le soir je mange ce qu'elle me donne : des fèves, des courgettes, un peu de chou, le tout dans une marmite avec mon pain. Quand le basilic est beau, je le pile au mortier avec l'huile, et cette cuillère verte fait d'une soupe de pauvre un plat de roi. Crois-moi, on défend mieux la liberté le ventre simple et content qu'à la table des princes.
- •Légumes du potager (courgette, chou, fèves, haricots frais, pomme de terre) — une pleine corbeille (base de la soupe)
- •Oignon et ail — quelques têtes (fond aromatique)
- •Huile d'olive de Ligurie — un bon filet (matière grasse et liant)
- •Basilic frais — une botte (pesto)
- •Pignons de pin et fromage sarde râpé (pecorino) — une poignée (pesto)
- •Pain rassis — quelques tranches (accompagnement)
Minestrone du potager de Caprera au pesto
Une grosse soupe de légumes de saison, longuement mijotée, où l'on fond au dernier moment une cuillerée de pesto au basilic et à l'huile d'olive. Nourrissante, économe, faite de ce que donne le potager.
Pourquoi ce plat ? Retiré sur son île de Caprera, en Sardaigne, Garibaldi cultivait lui-même son potager et vivait sobrement, comme un paysan-soldat. Cette soupe de légumes du jardin liée d'une cuillerée de pesto est le cœur de la cuisine ligure de son enfance niçoise, ramenée jusqu'à sa retraite insulaire.
Viens t'asseoir, l'ami, et ne fais pas de cérémonie. Sur mon île, je bêche ma terre le matin et le soir je mange ce qu'elle me donne : des fèves, des courgettes, un peu de chou, le tout dans une marmite avec mon pain. Quand le basilic est beau, je le pile au mortier avec l'huile, et cette cuillère verte fait d'une soupe de pauvre un plat de roi. Crois-moi, on défend mieux la liberté le ventre simple et content qu'à la table des princes.
Ingrédients (version d’époque)
- Légumes du potager (courgette, chou, fèves, haricots frais, pomme de terre) — une pleine corbeille (base de la soupe)
- Oignon et ail — quelques têtes (fond aromatique)
- Huile d'olive de Ligurie — un bon filet (matière grasse et liant)
- Basilic frais — une botte (pesto)
- Pignons de pin et fromage sarde râpé (pecorino) — une poignée (pesto)
- Pain rassis — quelques tranches (accompagnement)
Ingrédients
- Courgettes — 2 (légume)
- Pommes de terre — 2 (légume / liant)
- Haricots blancs cuits — 200 g (légumineuse)
- Chou vert — 1/4 (légume)
- Oignon + 2 gousses d'ail — 1 oignon (aromatique)
- Bouillon de légumes — 1,5 L (liquide)
- Basilic frais — 30 g (pesto)
- Pignons — 30 g (pesto)
- Pecorino râpé — 40 g (pesto)
- Huile d'olive — 6 c. à s. (pesto + cuisson)
Préparation
- Émincer oignon et ail, les faire suer dans l'huile d'olive au fond d'une grande marmite.
- Ajouter les légumes coupés en dés (courgette, pomme de terre, chou), couvrir de bouillon et laisser mijoter 40 min à feu doux.
- Ajouter les haricots blancs en fin de cuisson pour qu'ils restent entiers.
- Pendant ce temps, piler au mortier (ou mixer) basilic, pignons, ail, pecorino et huile d'olive jusqu'à obtenir un pesto.
- Hors du feu, incorporer une généreuse cuillerée de pesto par assiette au moment de servir. Accompagner de pain rassis grillé.
Comment on faisait : En Ligurie et dans le comté de Nice, le minestrone était le plat quotidien des familles modestes : on y jetait ce que donnait le jardin, et le pesto — basilic, ail, huile, fromage et pignons pilés au mortier de marbre — y apportait parfum et richesse à peu de frais. À Caprera, Garibaldi vivait en agriculteur autosuffisant, cultivant ses propres légumes.
Le twist contemporain : Servir tiède l'été, avec un filet d'huile d'olive nouvelle et quelques copeaux de pecorino : un "minestrone des îles" qui sent le potager et le large.
Giuseppe Garibaldi · Charactorium