La carte de José Vasconcelos
Mole de fête au piment et au cacao
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Plato fuerte de fiesta (mets central des grandes tablées)

Mole de fête au piment et au cacao

FestifDocumentée🌶️ ☕ 🍯difficile2 h 30
Plato fuerte de fiesta (mets central des grandes tablées)

Mole de fête au piment et au cacao

Pourquoi ce plat ? Le mole couronnait les banquets de l'élite post-révolutionnaire et les fêtes patronales. Pour Vasconcelos, ministre qui célébrait le métissage, ce plat baroque — où se fondent piments indigènes, épices d'Orient et cacao mésoaméricain — était la table même de la Raza Cósmica : une nation faite de tous les apports.

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Plato fuerte de fiesta (mets central des grandes tablées)

Une sauce dense et profonde, presque noire, où une vingtaine d'ingrédients se marient : piments séchés, épices, fruits secs et une pointe de cacao amer. On la nappe sur du poulet ou de la dinde, escortée de riz et de tortillas.

Voici, mes amis, le plat où ma patrie tout entière se révèle. Comptez les ingrédients : le piment de nos vallées, les épices que les galions ont portées d'Orient, le cacao sacré des anciens — voilà la synthèse, voilà la race cosmique dans une seule cuillerée. À ma table de ministre comme aux fêtes du village, on broyait ces matières un jour durant sur le metate, car la grandeur exige de la patience. Goûtez-en l'amertume noble : ce n'est pas un mets, c'est une philosophie de l'Amérique métisse.
José Vasconcelos
Ingrédients
  • Piments séchés (mulato, ancho, pasilla)une poignée de chaque (corps et profondeur)
  • Dinde ou pouletune volaille (support)
  • Cacao amerun petit morceau (rondeur et amertume)
  • Amandes, sésame, raisins secsà la main (liant et douceur)
  • Cannelle, clou de girofle, anisau goût (épices)
  • Tortilla rassise et pain fritun peu (épaississant)
Comment on faisait : Le vrai mole de fiesta mobilisait la famille entière et pouvait compter plus de vingt ingrédients broyés à la main sur le metate, parfois sur deux jours. Chaque maison, chaque région (Puebla, Oaxaca) gardait sa formule, transmise de mère en fille.
Sources : El Cocinero Mexicano (1831) · Josefina Velázquez de León, Mexican Cookbook (1947) · Diana Kennedy, The Art of Mexican Cooking (1989)

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