La carte de Karl Marx
Rôti de veau froid du dimanche, façon pique-nique de Hampstead Heath
retourner
Sonntagsbraten — le rôti dominical, porté en plein air

Rôti de veau froid du dimanche, façon pique-nique de Hampstead Heath

FestifDocumentée🧂 🍄moyen2 h 30 (dont refroidissement)
Sonntagsbraten — le rôti dominical, porté en plein air

Rôti de veau froid du dimanche, façon pique-nique de Hampstead Heath

Pourquoi ce plat ? Chaque dimanche, lorsque les finances le permettaient, la famille Marx fuyait Soho pour la lande de Hampstead Heath. Les mémoires de Wilhelm Liebknecht décrivent ces sorties joyeuses avec un panier de provisions — rôti froid, pain et bière — partagé sur l'herbe avec les enfants.

cliquer pour retourner
Sonntagsbraten — le rôti dominical, porté en plein air

Un rôti de veau cuit lentement, refroidi puis tranché finement, emporté en plein air avec du pain et de la bière. Le luxe rare et heureux des dimanches Marx.

Le dimanche, nous désertions Soho pour la lande de Hampstead, la marmaille en tête et le panier au bras. Il y avait là un rôti de veau froid — quand la bourse d'Engels l'avait permis — du pain, de la bière, et les enfants qui chantaient à tue-tête sur l'herbe. Je vous l'avoue : ces jours-là, l'auteur du Capital oubliait le capital et redevenait un simple père de famille affamé et heureux. Tranchez la viande généreusement, et n'oubliez ni le sel ni la gaieté.
Karl Marx
Ingrédients
  • Épaule ou noix de veauune belle pièce (viande du rôti)
  • Saindoux ou beurreune noix (matière à rôtir)
  • Oignondeux (fond aromatique)
  • Carotte et racinesquelques-unes (fond aromatique)
  • Sel, poivre, feuille de laurierà la main (assaisonnement)
  • Bouillon ou eauun grand verre (mouillement)
Comment on faisait : Le Sonntagsbraten (rôti du dimanche) était l'institution festive de la cuisine allemande du XIXe siècle : la viande, coûteuse, était réservée au repas dominical. Servi froid et tranché, il devenait l'aliment idéal des excursions champêtres, très en vogue dans les familles de l'époque. Pour les exilés allemands de Londres, ces sorties recréaient un morceau de convivialité du pays natal.
Sources : Wilhelm Liebknecht, Karl Marx zum Gedächtnis, 1896 · Mary Gabriel, Love and Capital: Karl and Jenny Marx and the Birth of a Revolution, 2011

Voir aussi