Rôti de veau froid du dimanche, façon pique-nique de Hampstead Heath
Un rôti de veau cuit lentement, refroidi puis tranché finement, emporté en plein air avec du pain et de la bière. Le luxe rare et heureux des dimanches Marx.
Un rôti de veau cuit lentement, refroidi puis tranché finement, emporté en plein air avec du pain et de la bière. Le luxe rare et heureux des dimanches Marx.
Le dimanche, nous désertions Soho pour la lande de Hampstead, la marmaille en tête et le panier au bras. Il y avait là un rôti de veau froid — quand la bourse d'Engels l'avait permis — du pain, de la bière, et les enfants qui chantaient à tue-tête sur l'herbe. Je vous l'avoue : ces jours-là, l'auteur du Capital oubliait le capital et redevenait un simple père de famille affamé et heureux. Tranchez la viande généreusement, et n'oubliez ni le sel ni la gaieté.
- •Épaule ou noix de veau — une belle pièce (viande du rôti)
- •Saindoux ou beurre — une noix (matière à rôtir)
- •Oignon — deux (fond aromatique)
- •Carotte et racines — quelques-unes (fond aromatique)
- •Sel, poivre, feuille de laurier — à la main (assaisonnement)
- •Bouillon ou eau — un grand verre (mouillement)
Rôti de veau froid du dimanche, façon pique-nique de Hampstead Heath
Un rôti de veau cuit lentement, refroidi puis tranché finement, emporté en plein air avec du pain et de la bière. Le luxe rare et heureux des dimanches Marx.
Pourquoi ce plat ? Chaque dimanche, lorsque les finances le permettaient, la famille Marx fuyait Soho pour la lande de Hampstead Heath. Les mémoires de Wilhelm Liebknecht décrivent ces sorties joyeuses avec un panier de provisions — rôti froid, pain et bière — partagé sur l'herbe avec les enfants.
Le dimanche, nous désertions Soho pour la lande de Hampstead, la marmaille en tête et le panier au bras. Il y avait là un rôti de veau froid — quand la bourse d'Engels l'avait permis — du pain, de la bière, et les enfants qui chantaient à tue-tête sur l'herbe. Je vous l'avoue : ces jours-là, l'auteur du Capital oubliait le capital et redevenait un simple père de famille affamé et heureux. Tranchez la viande généreusement, et n'oubliez ni le sel ni la gaieté.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule ou noix de veau — une belle pièce (viande du rôti)
- Saindoux ou beurre — une noix (matière à rôtir)
- Oignon — deux (fond aromatique)
- Carotte et racines — quelques-unes (fond aromatique)
- Sel, poivre, feuille de laurier — à la main (assaisonnement)
- Bouillon ou eau — un grand verre (mouillement)
Ingrédients
- Rôti de veau (épaule ou noix) — 1,2 kg (viande du rôti)
- Beurre — 40 g (matière à rôtir)
- Oignons — 2 (fond aromatique)
- Carottes — 2 (fond aromatique)
- Bouillon de volaille — 25 cl (mouillement)
- Sel, poivre, laurier, thym — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Salez et poivrez le veau, puis saisissez-le de tous côtés dans le beurre chaud jusqu'à belle coloration.
- Ajoutez oignons et carottes émincés, le laurier et le thym, mouillez avec le bouillon.
- Couvrez et faites cuire doucement au four à 150 °C pendant 1 h 30 à 2 h, en arrosant régulièrement.
- Laissez complètement refroidir le rôti dans son jus, puis tranchez-le finement.
- Emballez les tranches avec du pain de seigle et emportez-les pour un pique-nique — accompagnées d'une bonne bière.
Comment on faisait : Le Sonntagsbraten (rôti du dimanche) était l'institution festive de la cuisine allemande du XIXe siècle : la viande, coûteuse, était réservée au repas dominical. Servi froid et tranché, il devenait l'aliment idéal des excursions champêtres, très en vogue dans les familles de l'époque. Pour les exilés allemands de Londres, ces sorties recréaient un morceau de convivialité du pays natal.
Le twist contemporain : Servez les tranches de veau froid en "tartine ouverte" sur du pain de seigle beurré, avec quelques cornichons et un trait de moutarde — version trottoir d'un classique dominical.
Sources : Wilhelm Liebknecht, Karl Marx zum Gedächtnis, 1896 · Mary Gabriel, Love and Capital: Karl and Jenny Marx and the Birth of a Revolution, 2011
Karl Marx · Charactorium



