La carte de Sigmund Freud
Jause / Mehlspeise — la pâtisserie sucrée de l'après-midi

Apfelstrudel, le strudel aux pommes

FestifDocumentée🍯 🍋difficile1 h 30

Une pâte étirée jusqu'à devenir transparente, enroulée autour de pommes acidulées, raisins secs, cannelle et chapelure beurrée, puis dorée au four. On la sert tiède, saupoudrée de sucre glace.

Jause / Mehlspeise — la pâtisserie sucrée de l'après-midi

Une pâte étirée jusqu'à devenir transparente, enroulée autour de pommes acidulées, raisins secs, cannelle et chapelure beurrée, puis dorée au four. On la sert tiède, saupoudrée de sucre glace.

Ah, le strudel ! Pour celui-là, il faut une nappe propre et de la place sur la table, car la pâte, on l'étire à la main jusqu'à ce qu'elle soit fine comme une feuille de papier à lettres — on dit chez nous qu'on doit pouvoir lire le journal au travers. Les pommes doivent être un peu aigres, sinon le tout devient fade ; un trait de cannelle, des raisins gonflés, et une chapelure dorée au beurre pour boire le jus. Tiède, avec une tasse de café, c'est tout l'après-midi viennois dans une assiette. Je ne vous cacherai pas que j'y reviens toujours avec un plaisir d'enfant.
Sigmund Freud
Ingrédients
  • Farine fine, eau tiède, un peu d'huile et d'œufpour une pâte souple (pâte à étirer (Strudelteig))
  • Pommes aciduléesune bonne quantité (garniture)
  • Raisins secsune poignée (garniture)
  • Cannelle, sucreà goût (parfum sucré)
  • Chapelure dorée au beurreun bol (absorbe le jus)
  • Beurre fondugénéreusement (badigeon et dorure)
Comment on faisait : Le strudel descend des pâtes feuilletées étirées de tradition ottomane (cousines du baklava), adoptées et adoucies par l'Empire austro-hongrois. Étirer la pâte à la main était un art domestique transmis de mère en fille ; on jugeait une bonne ménagère à la finesse de son Strudelteig. Faute de four précis, on cuisait souvent au four du boulanger du quartier.